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En directGroenland : «Vous allez voir jusqu'où je peux aller» pour acquérir le territoire danois, déclare Donald Trump

[Jessica Koscielniak / REUTERS]
Donald Trump a réitéré cette nuit les menaces de s'emparer du territoire autonome danois du Groenland. Les Européens ont, de leur côté, affirmé leur volonté de ne pas permettre aux Etats-Unis de s'accaparer ce territoire muni de terres riches. Suivez notre direct.
Alerte
«Vous allez voir jusqu'où je peux aller» au sujet du territoire danois, déclare Donald Trump

Au cours d'une conférence de presse fleuve, longue de plusieurs heures, Donald Trump a déclaré aux journalistes que «beaucoup de réunions sont prévues sur le Groenland» à Davos, en Suisse. «Vous allez voir jusqu'où je peux aller» pour acquérir le territoire danois, a-t-il ajouté.

Deux députés français en visite de «soutien» au Groenland

Deux députés français ont effectué mardi à Nuuk une visite de soutien au Groenland, territoire autonome danois convoité de manière de plus en plus pressante par le président américain Donald Trump.

Président de la commission des affaires européennes de l'Assemblée nationale française, Pieyre-Alexandre Anglade, et Vincent Caure, auteur d'une résolution sur le Groenland, ont notamment rencontré Avaaraq Olsen, la maire de la capitale groenlandaise.

"Pour nous, il était important d'être avec vous aujourd'hui et d'afficher notre soutien, notre solidarité et notre respect pour votre souveraineté", a déclaré, en anglais, Pieyre-Alexandre Anglade à son arrivée à l'hôtel de ville de Nuuk, en présence de quelques journalistes.

Cette visite survient sur fond de tensions entre l'administration de Donald Trump et le Danemark ainsi que plusieurs autres pays européens attachés au droit des Groenlandais à l'autodétermination.

Déclaration
Washington met en garde les Européens contre le recours à leur «bazooka»

Le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer a estimé mardi qu'il ne serait "pas judicieux" pour l'Union européenne de recourir à son instrument "anti-coercition", considéré comme un "bazooka", face aux menaces de Donald Trump sur le Groenland.

Son commentaire vient s'ajouter à celui d'autres représentants américains présents au Forum économique de Davos (Suisse) qui ont appelé les Européens à la retenue, notamment le secrétaire au Trésor Scott Bessent qui avait estimé lundi que des mesures de rétorsion de l'UE seraient très mal avisées.

Mardi, le président français Emmanuel Macron a une nouvelle fois invoqué le recours à l'instrument "anti coercition" de l'UE, rappelant que cette dernière doit "utiliser" les outils "très puissants" dont elle dispose en matière commerciale.

"Chaque pays va chercher à faire ce qui considère être de son intérêt national", a déclaré Jamieson Greer devant des journalistes en marge du forum de Davos.

"Et ceci a naturellement des conséquences", a-t-il ajouté, estimant qu'il serait "pas judicieux" d'activer cet instrument.  

Sur les réseaux
«Aucun président n'a fait plus pour l'Otan que» moi, assure Donald Trump

Donald Trump, après avoir multiplié les attaques contre des pays membres de l'Otan, a pourtant assuré mardi que sans lui l'alliance de défense transatlantique serait "tombée dans les oubliettes de l'Histoire."

"Aucune personne, ou aucun président, n'a fait plus pour l'Otan que le Président Donald J. Trump. Si je n'étais pas arrivé, il n'y aurait pas d'Otan aujourd'hui!! Elle serait dans les oubliettes de l'Histoire. Triste, mais VRAI!!" a écrit le président américain, qui parle fréquemment de lui-même à la troisième personne, sur son réseau Truth Social.

Déclaration
«Arrêtez de chercher à l'apaiser. Combattez le feu par le feu», lance le gouverneur démocrate de la Californie à l'UE

Le gouverneur démocrate de Californie, Gavin Newsom, a exhorté mardi à Davos (Suisse) les Européens à «s'affirmer» sur le sujet du Groenland face au président américain, Donald Trump, jusqu'à le «frapper à la figure» pour le faire reculer.

Dans un discours au Forum économique mondial, Gavin Newsom a qualifié Donald Trump de «faible» et déclaré que l'Union européenne (UE) devait «réagir avec une grande vigueur» face à lui.

«Il est passé maître dans l'art d'exploiter les faiblesses, mais il recule lorsqu'on le frappe au visage», a-t-il dit. «On ne peut pas ménager la chèvre et le chou. Assez de politesses», a-t-il ajouté: «Arrêtez de chercher à l'apaiser. Combattez le feu par le feu».

S'il a qualifié de «folie» la velléité du président américain de s'emparer du Groenland, mais affirmé que Donald Trump ne tenterait pas de conquérir «militairement» l'île danoise autonome.

Déclaration
Le Canada soutient «fermement» le Groenland et le Danemark, affirme Mark Carney

Le Premier ministre canadien, Mark Carney, a apporté mardi son soutien "ferme" au Groenland et au Danemark, soulignant "leur droit unique" à décider de l'avenir de cette grande île arctique, convoité par le président américain, Donald Trump.

"Les puissances moyennes doivent agir ensemble, car si nous ne sommes pas à la table (des discussions), nous sommes au menu", a ajouté M. Carney lors d'un discours au forum économique mondial de Davos, affirmant que "chaque jour nous rappelle que nous vivons à une époque de grande rivalité entre les puissances".

Moscou reste évasif sur les ambitions de Donald Trump au Groenland

Le Kremlin, accusé par Washington d'être une menace pour le Groenland, est resté pour l'heure évasif sur les ambitions de Donald Trump, qui réitère depuis trois semaines sa volonté de s'emparer de ce territoire autonome danois.

Mardi, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a déclaré que le Groenland n'était pas "une partie naturelle" du Danemark mais une "conquête coloniale".

A l'inverse, quatre jours plus tôt, le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, avait lui affirmé que Moscou partait du principe que le Groenland était une "partie du Royaume du Danemark".

"La situation est inhabituelle et je dirais même extraordinaire du point du vue du droit international", avait ajouté M. Peskov, alors que le président Vladimir Poutine n'a lui pas réagi publiquement sur le sujet à ce stade.

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Une opération militaire est "improbable" mais le Groenland "doit être prêt", souligne le Premier ministre groenlandais

Le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, a jugé mardi qu'une opération militaire contre le Groenland était "improbable" mais que le territoire convoité par Donald Trump devait y être prêt. 

"C'est improbable que la force militaire sera utilisée mais ce n'est pas non plus exclu. L'autre partie (Donald Trump, ndlr) l'a clairement dit", a déclaré M. Nielsen lors d'une conférence de presse à Nuuk, la capitale groenlandaise. "C'est donc pour cela qu'on doit être prêt à toutes les possibilités mais soulignons-le: le Groenland fait partie de l'Otan et, s'il devait y avoir une escalade, cela aurait aussi des conséquences pour le reste du monde", a ajouté le dirigeant de l'île autonome danoise.

Alerte
Un G7 organisé jeudi à Paris ?

Emmanuel Macron a proposé dans un «message privé» à Donald Trump d'organiser un sommet du G7 jeudi à Paris auquel il pourrait convier, «en marge» de la réunion, «les Russes», ce qui serait une première en près de quatre ans de guerre en Ukraine.

Le président américain a mis en ligne sur son réseau Truth social ce message, authentifié mardi matin par l'entourage du président français qui a dit qu'il était «bien réel». Emmanuel Macron y propose aussi d'inviter les Ukrainiens à cette réunion, ainsi que les Danois, pour parler des divergences sur le Groenland, et les Syriens.

Alerte
Donald Trump annonce une réunion sur la tenue Groenland

Le président américain Donald Trump a annoncé mardi qu'il organisera une réunion sur le Groenland avec les «différentes parties» en marge du Forum économique de Davos. 

«J’ai accepté une réunion des différentes parties à Davos, en Suisse», a écrit le président sur son réseau Truth Social. «Le Groenland est impératif pour la sécurité nationale et mondiale. Il ne peut y avoir de retour en arrière», a-t-il ajouté.

Alerte
Donald Trump hausse le ton

Le président américain Trump a affirmé que les Européens ne vont pas «résister beaucoup» à son projet de s'emparer du Groenland. 

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