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États-Unis : Washington veut «mieux surveiller» les financements étrangers des universités américaines

Les principaux établissements ciblés sont l'université Carnegie Mellon, le Massachusetts Institute of Technology, Stanford et Harvard. [Rick Friedman / AFP]

Les Etats-Unis ont indiqué vouloir mieux surveiller les financements étrangers des universités américaines, officiellement par souci de transparence, alors que par exemple le Qatar a versé plus de 1,1 milliard de dollars dans le secteur en 2025.

Une nouvelle lubie de l’administration Trump. Alors que plusieurs pays sont d’importants donateurs à l’endroit des universités américaines, le gouvernement des États-Unis a indiqué vouloir «mieux surveiller» ces financements étrangers, par souci de transparence auprès du peuple mais aussi pour pouvoir évaluer de potentiels risques d’influence ou d’ingérence sur le territoire américain.

«Il s'agit de mieux comprendre quels cadeaux provenant d'entités étrangères» bénéficient aux universités, a déclaré Nicholas Kent, sous-secrétaire à l'Education. «Nous voulons garantir la transparence envers le peuple américain, afin que les citoyens puissent se demander ce que cet argent leur apporte. Quelle influence ou menace étrangères ces fonds peuvent-ils entraîner ?», a-t-il dit.

5,2 milliards de dollars en 2025

Selon des données du ministère de l'Education, les dons ou contrats de l'étranger à destination des universités américaines ont atteint quelque 5,2 milliards de dollars en 2025. Le Qatar a été le principal donateur avec plus de 1,1 milliard, suivi par le Royaume-Uni (633 millions) et la Chine (528 millions), selon ces données officielles. Les contributions incluent celles de gouvernements, d'entreprises ou d'individus.

Les principaux établissements bénéficiaires ont été l'université Carnegie Mellon, le Massachusetts Institute of Technology, Stanford et Harvard. En vertu de la loi américaine, les institutions sont tenues de déclarer les dons ou contrats provenant d'entités étrangères d'une valeur supérieure à 250.000 dollars. Mais nombre d'universités sous-évaluent ou sous-déclarent ces dons, ont indiqué lundi des responsables.

Ils ont notamment évoqué «une université américaine de renom» ayant promis des postes à un pays donateur en récompense de son don. Des élus républicains dénoncent ainsi la sous-déclaration comme un problème de sécurité nationale. «Des régimes étrangers, tels que le Parti communiste chinois, ont étendu leur influence en offrant des opportunités de financement lucratives», a dénoncé un élu républicain.

Les universités dans le viseur de Donald Trump

Depuis son retour à la présidence, Donald Trump a pris en grippe de prestigieuses universités, les accusant, comme Columbia et Harvard, d'avoir laissé prospérer «l'antisémitisme» sur leurs campus pendant la mobilisation étudiante contre la guerre à Gaza menée par Israël ou de promouvoir une idéologie dite «woke», très sensible à toutes les formes de discriminations.

L'administration Trump a utilisé le retrait de subventions fédérales comme moyen de pression sur ces grandes universités, critiquant leurs programmes ou leurs orientations dans le domaine de la recherche.

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