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Guerre en Iran : qui était Ali Larijani, ancien homme fort du régime des mollahs tué dans une frappe israélienne ?

Chef de l'appareil sécuritaire iranien, Ali Larijani a été tué dans la nuit de lundi à mardi par une frappe israélienne. Longtemps dans l'ombre du pouvoir, ce théoricien des mollahs a été le pivot de la République Islamique.

Le régime des mollahs une nouvelle fois amputé d'une de ses figures. Après le guide suprême Ali Khamenei, il était sans doute la personnalité la plus influente de la République islamique d’Iran, qu’il a contribué à façonner, en pratique et en théorie, pendant quarante ans. 

Ali Larijani a été tué dans la nuit de lundi 16 au mardi 17 mars, a annoncé le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, après une nouvelle série de bombardements menée par l’armée israélienne.

A la tête du Conseil suprême de sécurité nationale, Ali Larijani, 68 ans, avait retrouvé une place au cœur de la politique nucléaire et de la diplomatie de l'Iran depuis le début de la guerre. Considéré comme «le cerveau derrière la survie du régime», Ali Larijani, à la tête de la sécurité nationale, avait été chargé par le guide suprême Ali Khamenei de veiller à ce que la République islamique résiste à toute attaque militaire et à tout assassinat ciblé.

C’est aussi lui qui, deux mois plus tôt, avait ordonné et supervisé la répression sanglante du mouvement de protestation contre le régime, qui a fait entre 7.000 et 35.000 morts civils.

candidat à l’élection présidentielle de 2005

Ali Larijani fut une figure centrale de la République islamique, et pourtant difficilement classable. Né à Najaf (Irak) en 1957, fils d’un ayatollah proche de l'ancien guide Rouhollah Khomeini, il n’était pas lui-même membre du clergé.

Ancien combattant des Gardiens de la Révolution durant la guerre avec l'Irak (1980-1988), ce titulaire d'un doctorat en philosophie occidentale de l'université de Téhéran a dirigé à partir de 1994 et pendant une décennie l'audiovisuel d'Etat (Irib). 

C'est en 1996 qu'il est nommé représentant d'Ali Khamenei au sein du Conseil suprême de sécurité nationale, puis secrétaire.

Un ardent fidèle d'Ali Khamenei

En 2015, l'homme à la barbe grisonnante soutient l'accord nucléaire historique conclu avec les grandes puissances, déchiré trois ans plus tard avec le retrait des Etats-Unis de Donald Trump.

Vu comme un censeur impitoyable et un propagandiste infatigable, il fut candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2005, remportée par Mahmoud Ahmadinejad. Président du Parlement iranien de 2008 à 2020, homme de confiance du guide suprême, il devient un rouage clé et redouté du pouvoir.  

Ces derniers jours, son nom était murmuré comme un potentiel interlocuteur «acceptable» des Etats-Unis dans la perspective de l’après-guerre. Lui qui avait été choisi fin janvier pour rencontrer le président russe Vladimir Poutine à Moscou. «Plus Donald Trump accentuera sa pression, plus la détermination de la nation se renforcera», avait-il déclaré le 13 mars. Quatre jours, plus tard, l'homme de l'ombre de la République islamique n'est plus. 

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