De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.
Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 21h55, heure française, avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth". Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.
Donald Trump : «J’en appelle à tous les Gardiens de la révolution et les forces armées en Iran de déposer les armes, sans quoi vous allez mourir»
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Plusieurs séries d'explosions ont été entendues en deux phases peu après 21h00 GMT à Tel-Aviv, où les sirènes d'alerte ont été activées pour appeler la population à gagner les abris après la détection par l'armée israélienne de nouveaux tirs de missiles iraniens.
Les explosions ont été entendues jusqu'à Jérusalem par d'autres journalistes de l'AFP.
A Téhéran, plusieurs médias iraniens, dont la radio-télévision d'Etat, ont annoncé le début d'"une nouvelle salve de tirs de missiles" vers Israël.
La Bourse de New York a clôturé en baisse jeudi, rattrapée par les inquiétudes géopolitiques au sixième jour de la guerre au Moyen-Orient, la nouvelle flambée des prix du pétrole faisant craindre une hausse de l'inflation.
Le Dow Jones a perdu 1,61% après avoir chuté de plus de 2% en séance. L'indice Nasdaq a reculé de 0,26% et l'indice élargi S&P s'est replié de 0,56%.
L'armée israélienne a annoncé jeudi soir vers 21h55, heure française, avoir commencé à frapper sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement islamiste libanais Hezbollah qu'elle avait appelés les habitants à évacuer "immédiatement" en début d'après-midi.
Les forces israéliennes ont "commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth", indique un bref communiqué militaire.
La banlieue sud de Beyrouth a été visée jeudi soir par une frappe israélienne après un avis d'évacuation, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
Un panache de fumée se dégage du lieu du site, selon des images de l'AFPTV.
La panique s'est emparée de Beyrouth dans l'après-midi, après un appel inédit d'Israël à évacuer toute la banlieue sud qu'il pilonne depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale, lundi.
L'armée israélienne a annoncé jeudi vers 20h30 GMT se préparer à intercepter de nouveaux missiles tirés d'Iran vers le territoire israélien.
Un quart d'heure plus tard, des journalistes de l'AFP à Jérusalem ont entendu deux explosions lointaines. Selon la Défense passive israélienne, les sirènes n'ont pas été activées dans le pays à la suite de cette alerte mais elles ont en revanche retenti à peu près au même moment dans plusieurs localités du nord, à la suite de l'intrusion d'un "aéronef ennemi".
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi s'est inquiété jeudi de l'impact de la guerre au Moyen-Oient, estimant que son pays se trouve dans un "état de quasi-urgence" économique et avertissant que les commerçants pratiquant des "prix abusifs pourraient être jugés par des tribunaux militaires".
L'Egypte, pays le plus peuplé du monde arabe, n'a pas été directement touchée par la guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran, qui a riposté en frappant ses riches alliés du Golfe. Le commerce via le détroit d'Ormuz, voie de passage stratégique, a également été impacté.
Cependant, jeudi en fin de journée, la livre égyptienne avait chuté à son plus bas niveau en huit mois face au dollar américain, s'échangeant à 50,2 pour un dollar, dans un contexte d'informations faisant état de sorties de capitaux à court terme.
L'économie égyptienne, fortement dépendante des importations, est très sensible aux fluctuations de sa monnaie, qui a perdu les deux tiers de sa valeur depuis 2022.
Un total de 750 Français ont été évacués du Moyen-Orient avec l'aide du ministère des Affaires étrangères depuis le début de la guerre dans la région, et environ 5.000 ont exprimé le souhait de rentrer en France, a annoncé jeudi le ministre Jean-Noël Barrot.
"Les équipes (...) ont facilité le retour en France de 750 personnes", a déclaré le ministre sur TF1, en ajoutant que "c'est environ 5.000 personnes qui souhaitent quitter la région, dont 80% aux Emirats Arabes Unis".
Les forces israéliennes engagées au Liban ont reçu l'ordre d'avancer plus en profondeur afin d'étendre leur zone de contrôle le long de la frontière avec Israël, a déclaré jeudi soir le chef d'état-major de l'armée israélienne.
"Nous frappons avec force, en première ligne et plus en profondeur au Liban. J'ai ordonné aux forces [israéliennes] d'avancer et d'étendre la zone de contrôle le long de la frontière, tout en établissant des positions à des points clefs dans le sud du Liban", a déclaré le lieutenant-général Eyal Zamir lors d'une allocution télévisée.
Le chef d'état-major israélien a annoncé jeudi soir la "phase suivante" des opérations militaires israéliennes en Iran, et annoncé d'"autres surprises" à venir contre la République islamique.
"Après avoir mené à bien la phase d'attaque surprise, au cours de laquelle nous avons établi notre supériorité aérienne et neutralisé le réseau de missiles balistiques, nous passons maintenant à la phase suivante de l'opération", a annoncé dans une déclaration télévisée le lieutenant-général Eyal Zamir.
"Au cours de cette phase, nous poursuivrons le démantèlement du régime (iranien) et de ses capacités militaires. Nous avons encore d'autres surprises en réserve, que je n'ai pas l'intention de dévoiler", a-t-il ajouté.
De nouvelles frappes ont visé jeudi des groupes d'opposition kurdes iraniens exilés dans le nord de l'Irak, ont annoncé des responsables de deux groupes.
"Deux missiles ont frappé notre quartier général à 19h15 (17h15 heure française), blessant légèrement deux membres du parti" dans le district de Khabat dans la province d'Erbil, a indiqué Mardin Zahidi, membre de l'Organisation de la lutte du Kurdistan iranien, en attribuant cette attaque à l'Iran.
Un peu moins d'une heure plus tard, un drone a frappé un camp du Parti démocratique du Kurdistan iranien, dans le district de Koysinjaq, a indiqué un responsable de ce parti sous couvert d'anonymat. Ce camp avait déjà été pris pour cible par un drone mardi.
Jeudi, l'Iran a affirmé avoir frappé la région autonome du Kurdistan irakien, qui abrite des bases de plusieurs groupes kurdes iraniens en exil. Téhéran redoute en effet que les factions armées kurdes ne profitent du chaos de la guerre pour tenter de défier son pouvoir.
Israël a détruit plus de 60% des lanceurs de missiles balistiques et 80% des moyens anti-aériens iraniens, a affirmé jeudi soir le chef d'état-major de l'armée israélienne.
Depuis le début de l'opération américano-israélienne sur l'Iran le 28 février, "l'armée de l'air israélienne a mené 2.500 frappes et [tiré] plus de 6.000 munitions", a déclaré le lieutenant-général Eyal Zamir. "Nous avons neutralisé et détruit plus de 60% des lanceurs de missiles balistiques" iraniens, et "détruit 80% des systèmes de défense aériens de l'Iran", atteignant "une supériorité aérienne presque totale dans le ciel iranien", a assuré le lieutenant-général Zamir.
🔴Malgré les moyens mis en œuvre, en lien avec le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, pour poursuivre le rapatriement des Français qui le souhaitent depuis le Moyen-Orient, le vol Air France affrété par le Gouvernement pour aller chercher nos compatriotes aux…
— Philippe Tabarot (@PhilippeTabarot) March 5, 2026
L'Otan a renforcé sa "posture" en matière de défense antimissile balistique pour l'ensemble de l'Alliance, a indiqué sur X un porte-parole du Commandement suprême des forces alliées en Europe (Shape).
Le patron du commandement aérien de l'Otan a également recommandé que cette "posture" soit maintenue "à ce niveau élevé, jusqu'à ce que la menace posée par la poursuite des attaques à l'aveugle de l'Iran dans la région diminue", a précisé le colonel Martin O'Donnell.
La télévision d'Etat iranienne a affirmé jeudi que des drones des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique iranienne, avaient atteint le porte-avions américain Abraham Lincoln déployé dans la région du Golfe depuis fin janvier.
La télévision iranienne n'a donné aucune autre précision à ce stade. Lundi, les Gardiens de la Révolution avaient affirmé avoir atteint le porte-avions avec quatre missiles iraniens, un "mensonge" avait rétorqué le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom).
L'armée israélienne a appelé jeudi soir les habitants de trois localités de la plaine de la Bekaa, dans l'est du Liban, à évacuer "immédiatement" en prévision de frappes contre ce qu'elle présente comme des infrastructures du mouvement islamiste libanais Hezbollah, allié de l'Iran.
"Avertissement urgent aux habitants (...) de Douris, Brital et Majdaloun", trois villages proches de la ville de Baalbek, a annoncé le colonel Avichay Adraee, porte-parole arabophone de l'armée israélienne sur X et Telegram. "Les activités du Hezbollah dans la région (nous) obligent à agir contre lui avec force afin de cibler ses infrastructures militaires (...) Pour votre sécurité, nous vous appelons à évacuer immédiatement la zone", a-t-il prévenu.
L'Iran se tient "prêt" à l'éventualité d'une invasion terrestre qui serait un "désastre" pour les ennemis de la République islamique, a mis en garde jeudi le chef de la diplomatie iranienne.
"Nous sommes préparés à toute éventualité, même à un débarquement", a dit Abbas Araghchi sur la chaîne américaine NBC News.
"Nous les attendons (les ennemis, NDLR). Nous avons la certitude de pouvoir les affronter et que ce serait un désastre pour eux", a-t-il ajouté, alors que des informations de presse, démenties par la Maison Blanche, ont fait état d'un possible soutien militaire américain à des milices kurdes pour renverser le pouvoir iranien.
Le président français Emmanuel Macron a annoncé jeudi discuter d'un "plan" avec les différentes parties prenantes afin "d'empêcher" que le Liban ne soit "à nouveau entraîné dans la guerre" et de "mettre un terme aux opérations militaires" du Hezbollah et d'Israël.
"Pour le Liban, nous devons agir. Tout doit être fait pour empêcher que ce pays proche de la France soit à nouveau entraîné dans la guerre", a-t-il dit sur X, répondant à un appel en ce sens du président libanais Joseph Aoun.
Pour le Liban, nous devons agir.
Tout doit être fait pour empêcher que ce pays proche de la France soit à nouveau entraîné dans la guerre.
Les Libanais ont droit à la paix et à la sécurité. Comme tous au Moyen-Orient.
C’est pour enrayer la guerre…— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) March 5, 2026
Après des échanges mercredi avec Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, il a indiqué s'être de nouveau entretenu avec les autorités libanaises "afin d’établir un plan en vue de mettre un terme aux opérations militaires que le Hezbollah et Israël mènent actuellement de part et d’autre de la frontière".
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a estimé jeudi que "les tensions régionales ont atteint un niveau terrifiant" avec la guerre en Iran.
"Avec les frappes aériennes contre notre voisin l'Iran, les tensions régionales ont atteint un niveau terrifiant (...) .Les missiles et les drones kamikazes envoyés par l'Iran vers d'autres pays de la région font craindre une propagation du conflit à une zone beaucoup plus vaste", a déclaré le chef de l'Etat turc lors d'un discours télévisé.
Les Etats-Unis ont sollicité le soutien de l'Ukraine pour se protéger contre les drones iraniens en pleine guerre au Moyen Orient, a affirmé jeudi le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
"Nous avons reçu une demande des Etats-Unis pour un soutien spécifique en matière de protection contre les +shaheds+ (un type de drones iraniens, NDLR) au Moyen Orient", a indiqué M. Zelensky sur X, ajoutant avoir donné des instructions pour fournir "les moyens nécessaires" et des "spécialistes ukrainiens" capables d'apporter une aide sécuritaire à ce sujet.
Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a assuré jeudi que l'Iran n'avait "pas l'intention" de fermer le détroit d'Ormuz, mais n'a pas écarté une telle option si Israël et les Etats-Unis poursuivent leur guerre.
"Nous n'avons aucune intention de fermer le détroit pour le moment", a déclaré Abbas Araghchi sur la chaîne américaine NBC News. "Nous ne l'avons pas fermé. Ce sont les navires et pétroliers qui ne tentent pas de le traverser, car ils craignent d'être touchés par l'un ou l'autre camp".
Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a affirmé jeudi que l'Iran ne cherchait ni "cessez-le-feu" ni "négociations" avec les Etats-Unis, au sixième jour d'une guerre au Moyen-Orient qui s'est étendue.
"Nous avons déjà négocié avec eux à deux reprises, et à chaque fois ils nous ont attaqués en plein milieu des négociations", a affirmé Abbas Araghchi, en référence à la précédente guerre en juin 2025, qui avait duré 12 jours.
"Nous ne demandons pas de cessez-le-feu. Nous ne voyons aucune raison de négocier avec les Etats-Unis", a-t-il ajouté lors d'un entretien diffusé sur la chaîne américaine NBC News.
Donald Trump a dit jeudi qu'il "devait être impliqué" dans le choix du successeur du guide suprême iranien Ali Khamenei et fait savoir qu'il n'accepterait pas que son fils Mojtaba Khamenei prenne la relève, dans un entretien avec le site Axios.
"Le fils de Khamenei est un poids plume. Je dois être impliqué dans le choix, comme avec Delcy" Rodriguez, la dirigeante actuelle du Venezuela, a déclaré le président américain, en ajoutant: "Le fils de Khamenei n'est pas acceptable pour moi. Nous voulons quelqu'un qui apporte la paix et l'harmonie à l'Iran."
Les marchés boursiers européens ont terminé en net recul jeudi, au sixième jour de guerre au Moyen-Orient, qui provoque une flambée des prix du pétrole.
Paris a perdu 1,49%, Londres 1,45% et Francfort 1,61%. Milan a perdu 1,61%.
Le Sri Lanka a évacué jeudi 208 membres d'équipage du second navire de guerre iranien s'étant approché de ses eaux territoriales, a annoncé le président Anura Kumara Dissanayake, au lendemain du torpillage d'une frégate iranienne par un sous-marin américain.
La marine srilankaise prendra aussi en charge le navire iranien, qu'elle acheminera jusqu'au port de Trincomalee (nord-est) de crainte qu'il ne soit visé par une attaque, a-t-il précisé.
Plus d'informations à venir...
L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a exprimé sa reconnaissance envers l'Arabie saoudite pour sa promesse de ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien ni de son territoire pendant la guerre contre les Etats-Unis et Israël.
"Nous apprécions ce que nous avons entendu à plusieurs reprises de la part de l'Arabie saoudite: qu'elle n'autorise pas l'utilisation de son espace aérien, de ses eaux ou de son territoire contre la République islamique d'Iran", a-t-il déclaré dans un entretien exclusif à l'AFP.
Avant le déclenchement de la guerre, Ryad avait apporté son soutien aux efforts diplomatiques visant à apaiser les tensions entre Téhéran et Washington et avait promis que son espace aérien ne serait pas autorisé à être utilisé pour des attaques contre l'Iran.
L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti jeudi que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad.
"Aucun drone n'a été lancé depuis l'Iran vers l'ambassade des Etats-Unis à Ryad", a déclaré l'ambassadeur dans un entretien exclusif à l'AFP. "Si le commandement des opérations à Téhéran attaque quelque part, il en assume la responsabilité", a-t-il aussi assuré.
Le ministère de l'Intérieur de Bahreïn a indiqué jeudi qu'un site situé dans une zone industrielle abritant une raffinerie de pétrole dans le sud du pays a été "pris pour cible", entraînant un incendie désormais maîtrisé.
"Une installation dans la région de Maameer a été prise pour cible", a indiqué le ministère dans un communiqué publié sur X. "L'incendie qui s'est déclaré (...) a été maîtrisé" et "des dégâts matériels limités ont été signalés, sans perte de vie humaine", a ensuite précisé le ministère.
La France juge "injustifiable" l'attaque de "drones iraniens" sur un aéroport et près d'une école en Azerbaïdjan, apportant à ce pays "sa pleine solidarité", a annoncé jeudi le ministère des Affaires étrangères.
Cette attaque "constitue une violation flagrante de la souveraineté de l’Azerbaïdjan et du droit international", ajoute la diplomatie française à propos de cette frappe attribuée par Bakou à l'Iran, qui en accuse pour sa part Israël.
Le cours du baril de pétrole américain grimpe de plus de 5% jeudi, à son plus haut niveau depuis plus d'un an, l'aggravation du conflit au Moyen-Orient menaçant l'approvisionnement mondial.
Vers 15H30 GMT (16H30 à Paris), le prix du baril de West Texas Intermediate (WTI), référence américaine grimpait de 5,33% à 78,64 dollars, peu après s'être envolé à 78,88 dollars, au plus haut depuis janvier 2025. Celui du Brent, la référence internationale, prenait 3,61% à 84,34 dollars.
Des habitants de la capitale émiratie Abu Dhabi ont indiqué avoir entendu jeudi une série d'explosions violentes, les autorités précisant que la défense aérienne répondait à une "menace de missile" au sixième jour de la riposte de l'Iran sur le Golfe.
"Les systèmes de défense aérienne répondent actuellement à une menace de missile", a indiqué l'Autorité nationale de gestion des crises et des catastrophes dans un communiqué publié sur X. Des habitants d'Abu Dhabi ont témoigné d'un "barrage intense" et de violentes explosions.
Un ministre israélien d'extrême droite a menacé jeudi la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement pro-iranien Hezbollah, de subir la même dévastation qu'Israël a infligée à Gaza dans ses représailles militaires contre le Hamas.
"Très bientôt, Dahiyeh (banlieue sud de Beyrouth, NDLR) ressemblera à Khan Younès", a déclaré le ministre des Finances Bezalel Smotrich, sur son compte Telegram, en référence à la grande ville du sud de la bande de Gaza dévastée par la guerre déclenchée par le Hamas le 7 octobre 2023.
En guerre contre le Hezbollah au Liban, l'armée israélienne a appelé jeudi les habitants de toute la banlieue sud de Beyrouth à évacuer "immédiatement" pour leur survie.
Le détroit d'Ormuz, le Golfe et le Golfe d'Oman ont été classés jeudi "zone d'opérations de guerre" par le secteur maritime après une réunion entre syndicats et employeurs mondiaux, accordant aux marins des droits renforcés, dont celui de demander une repatriation aux frais de l'armateur.
Cette désignation répond à "l'ampleur des perturbations et des risques auxquels sont confrontés les équipages civils dans la région", ont expliqué les deux parties dans un communiqué commun, évoquant "des centaines" de navires bloqués dans le Golfe.
Une centaine d'avions commerciaux ont décollé des Emirats arabes unis jeudi, au sixième jour de la guerre au Moyen-Orient, marquée par une baisse des annulations de vols dans la région, selon des données d'une société spécialisée.
Cirium, spécialiste des données du secteur aérien, a décompté 87 vols ayant décollé de l'aéroport international de Dubaï (DXB) et 15 de celui d'Abou Dhabi, tandis que 60 ont pu quitter Mascate, dans le pays voisin d'Oman. En revanche, les aéroports de Doha (Qatar), Manama (Bahreïn) et Koweït n'ont vu aucun mouvement.
A l'échelle de la région, Cirium a recensé un taux d'annulation des vols de 43,4% jeudi, après 61% mercredi et plus de 65% entre dimanche et mardi.
Parmi les avions quittant Dubaï, qui était avant la guerre le deuxième aéroport du monde en nombre de passagers, figuraient plusieurs gros porteurs Airbus A380 d'Emirates, la compagnie emblématique du territoire. D'autres arrivaient de l'étranger, y compris de destinations lointaines comme Los Angeles (Etats-Unis).
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé jeudi la suspension des opérations de son centre logistique à Dubaï en raison de la guerre au Moyen-Orient, d'où sont habituellement expédiés des kits d'urgence et des traitements.
Depuis que la guerre a éclaté, "l'OMS travaille en étroite collaboration avec ses bureaux dans les pays touchés afin de suivre l'impact sur la prestation des services de santé et d'apporter un soutien en cas de besoin et sur demande", a déclaré le directeur général de l'organisation, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d'une conférence de presse à Genève.
Mais il a souligné que l'impact de la guerre "dépasse le cadre des pays directement touchés", car "les opérations du centre logistique de l'OMS pour les urgences sanitaires mondiales à Dubaï sont actuellement suspendues en raison de l'insécurité".
L'an dernier, ce centre logistique à Dubaï a traité plus plus de 500 commandes d'urgence au profit de 75 pays répartis dans les six régions de l'OMS, a indiqué la directrice régionale de l'OMS pour la Méditerranée orientale, Hanan Balkhy.
Le chef de la diplomatie iranienne a accusé jeudi Israël d'être derrière les tirs de drones, imputés à l'Iran, sur l'Azerbaïdjan voisin pour, selon lui, chercher à "nuire aux bonnes relations" de l'Iran avec ce pays.
Lors d'un appel avec son homologue azerbaïdjanais Djeyhoun Baïramov, Abbas Araghchi a "nié que l'Iran ait tiré des projectiles" sur l'Azerbaïdjan et a "dénoncé le rôle du régime israélien dans ces attaques, visant à détourner l'attention de l'opinion publique et à nuire aux bonnes relations de l'Iran avec ses voisins", indique un compte-rendu publié par la diplomatie iranienne.
Des drones ont touché plus tôt jeudi l'enclave de Nakhitchevan, frontalière de l'Iran et située à l'ouest de l'Azerbaïdjan, dont le président Ilham Aliev a dénoncé une attaque "terroriste" de drones iraniens.
Le Royaume-Uni déploie quatre avions de combat Typhoon au Qatar afin de renforcer ses "opérations défensives" au Moyen-Orient, a annoncé jeudi le Premier ministre britannique Keir Starmer.
"Nous envoyons quatre avions Typhoon supplémentaires rejoindre notre escadron au Qatar afin de renforcer nos opérations défensives dans ce pays et dans toute la région", a déclaré Keir Starmer lors d'une conférence de presse, sans préciser le nombre de Typhoon britanniques déjà présents au Moyen-Orient.
Un missile balistique tiré depuis l'Iran visait bien la Turquie, a confirmé jeudi à l'AFP un porte-parole de l'Otan, contredisant une version donnée par un responsable turc indiquant que le missile ciblait une base militaire à Chypre.
A la question de savoir si ce missile visait délibérément des cibles en Turquie, cet officier, Martin O'Donnell, a répondu "oui"
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé jeudi la suspension des opérations de son centre logistique à Dubaï en raison de la guerre au Moyen-Orient, d'où sont habituellement expédiés des kits d'urgence et des traitements.
L'impact de la guerre "dépasse le cadre des pays directement touchés" car "les opérations du centre logistique de l'OMS pour les urgences sanitaires mondiales à Dubaï sont actuellement suspendues en raison de l'insécurité", a déclaré le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d'une conférence de presse à Genève.
L'ambassade britannique à Manama a annoncé jeudi qu'elle retirait une partie de son personnel de Bahreïn, au sixième jour de la campagne de représailles iraniennes dans les pays du Golfe.
"Le Royaume-Uni a pris la décision par précaution de retirer temporairement certains membres du personnel de l’ambassade et leur dépendants de Bahreïn", a indiqué l'ambassade dans un message sur Instagram. "La situation est grave et on ne s'attend pas à ce que cela s’arrête dans les jours à venir", a-t-elle ajouté.
Les pays de l'Union européenne et du Golfe ont exigé jeudi dans une déclaration commune que l'Iran cesse ses "attaques injustifiables" au Moyen-Orient, qui menacent la "sécurité mondiale".
"Les ministres ont fermement condamné les attaques iraniennes injustifiables contre les pays du CCG (Conseil de coopération du Golfe), qui menacent la sécurité régionale et mondiale, et ont appelé l'Iran à cesser immédiatement ses attaques", a précisé ce texte, publié à l'issue d'une réunion en visioconférence des ministres des Affaires étrangères de l'UE et des pays membres du CGG (Bahrein, Arabie saoudite, Qatar, Emirats arabes unis, Koweit et Oman).
Quelque "20.000 marins et 15.000 passagers" sont bloqués dans le Golfe Persique en raison de la guerre au Moyen-Orient et de la paralysie du détroit d'Ormuz, a déclaré à l'AFP le secrétaire général de l'Organisation maritime internationale (OMI), Arsenio Dominguez.
Cette agence de l'ONU, chargée de la sécurité maritime, est "prête à collaborer avec toutes les parties prenantes afin de contribuer à garantir la sécurité et le bien-être des marins", a-t-il ajouté.
L'armée iranienne a indiqué jeudi avoir lancé une attaque de drones contre une base américaine à Erbil, au Kurdistan irakien, au sixième jour de la guerre au Moyen-Orient.
"Le siège des forces de l'agresseur américain à Erbil", dans le nord de l'Irak, "a été visé par une attaque de drones des forces terrestres", a indiqué l'armée, dans un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.
La Turquie "condamne fermement" l'attaque de drones iraniens sur un aéroport et près d'une école en Azerbaïdjan, a affirmé le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué.
"Nous condamnons fermement les attaques de drones menées aujourd'hui (5 mars) contre la République autonome du Nakhitchevan, en Azerbaïdjan. Nous réaffirmons que les attaques visant des pays tiers dans la région et qui accroissent le risque d'extension du conflit doivent cesser immédiatement", a déclaré le ministère.
Des diplomates occidentaux à Ryad, en Arabie saoudite, ont été appelés jeudi à se mettre à l'abri, ont indiqué des diplomates à l'AFP, au sixième jour de la campagne de représailles iraniennes dans les pays du Golfe.
Ces diplomates ont indiqué, sous couvert d'anonymat, avoir reçu des messages de leur ambassade leur demandant de se mettre à l'abri, tandis qu'un témoin a dit à l'AFP que le quartier diplomatique de la capitale saoudienne avait été bouclé par les forces de l'ordre.
L'armée israélienne a appelé jeudi les habitants de toute la banlieue sud de Beyrouth, un des bastions du Hezbollah pro-iranien où vivent des centaines de milliers de personnes, à évacuer "immédiatement".
"Message urgent aux habitants" de la banlieue sud: "sauvez vos vies et évacuez immédiatement vos domiciles", a déclaré sur X un porte-parole arabophone de l'armée israélienne, le colonel Avichay Adraee, en donnant à la population des itinéraires pour se déplacer vers le nord et l'est. "Les déplacements vers le sud sont interdits. Tout déplacement vers le sud risque de mettre votre vie en danger", a-t-il ajouté.
L'agence de presse officielle iranienne Irna a fait état jeudi de 1.230 morts, depuis le début, samedi, des bombardements menés par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran.
L'AFP n'était pas en mesure de vérifier dans l'immédiat ce bilan. Le précédent, diffusé mercredi, était de 1.045 morts, des civils et des militaires. "Le nombre de martyrs de l'attaque militaire agressive" (...) a atteint 1.230 au 5 mars", a rapporté Irna, citant un communiqué de la Fondation des martyrs et anciens combattants.
Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a dénoncé jeudi une attaque "terroriste" de drones iraniens sur un aéroport et près d'une école en Azerbaïdjan, promettant des représailles contre Téhéran, qui a démenti pour sa part ces accusations.
"Un acte terroriste a été perpétré par l'Iran sur le territoire azerbaïdjanais", a affirmé M. Aliev lors d'une réunion de son conseil de sécurité. Selon lui, l'armée azerbaïdjanaise a reçu pour "instruction de préparer et de mener des mesures de représailles".
L'armée iranienne a indiqué jeudi avoir lancé une attaque de drone contre une base militaire américaine au Koweït, au sixième jour de la guerre au Moyen-Orient.
"Des drones de la marine ont ciblé un site sur le camp des forces américaines d'Udairi, au Koweït", a indiqué l'armée dans un communiqué diffusé par la télévision d'Etat, utilisant l'ancien nom du camp de Buehring, une base américaine majeure dans le nord-ouest du Koweït.
Deux explosions ont été entendues jeudi en début d'après-midi à Jérusalem, peu après l'activation des sirènes d'alerte antiaériennes, ont rapporté des journalistes de l'AFP.
Une première alerte avait été émise quelques minutes plus tôt dans une large région couvrant le centre d'Israël, notamment le secteur de Tel-Aviv, après que l'armée a annoncé avoir identifié des missiles tirés depuis l'Iran.
L'Iran a démenti jeudi toute frappe de drone contre l'Azerbaïdjan, qui l'avait accusé d'être derrière deux frappes ayant touché plus tôt dans la journée la région de Nakhitchevan, frontalière de la République islamique.
"La République islamique d'Iran dément que ses forces aient lancé un drone sur l'Azerbaïdjan", a déclaré l'armée iranienne selon la télévision d'Etat, en rejetant la faute sur Israël.
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont affirmé jeudi avoir visé l'aéroport international Ben Gourion en Israël ainsi qu'une base aérienne dans la zone, au sixième jour de la guerre.
"Des missiles lourds Khorramshahr-4, transportant une ogive d'une tonne, ont été lancés à l'aube aujourd'hui (...) vers le coeur de Tel-Aviv, l'aéroport Ben Gourion et la base du 27e escadron de l'armée de l'air située à l'aéroport", ont déclaré les Gardiens dans un communiqué relayé par l'agence Tasnim.
L'Iran a accusé jeudi Israël et les Etats-Unis de cibler "délibérément" des zones civiles dans leur guerre contre la République islamique, qui a commencé il y a six jours.
"Notre peuple est brutalement massacré alors que les agresseurs ciblent délibérément des zones civiles et tout endroit dont ils pensent qu'il infligera le maximum de souffrances et de pertes humaines", a affirmé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, dans un message publié sur X.
Le Premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure demande jeudi à Emmanuel Macron de réunir "les chefs de partis politiques et des groupes parlementaires", pour évoquer la situation provoquée par la guerre au Moyen-Orient déclenchée samedi par des frappes américaines et israéliennes contre l'Iran.
"Lors de la guerre du Golfe, Michel Rocard avait convié les représentants des partis politiques et des groupes parlementaires à l'hôtel de Matignon chaque semaine pour partager informations tactiques et réflexions stratégiques", rappelle le responsable socialiste dans un courrier au chef de l'État.
Six employés étrangers ont été blessés dans une zone industrielle à Abou Dhabi, capitale des Emirats arabes unis, par la chute de débris d'un drone intercepté, ont annoncé jeudi les autorités de l'émirat du Golfe.
Les autorités ont fait part d'un "incident impliquant la chute de débris à deux endroits dans la zone d’ICAD 2, à la suite de l’interception réussie d’un drone", qui a entraîné "des blessures légères à modérées chez des ressortissants pakistanais et népalais".
L'armée iranienne a affirmé jeudi avoir mené des frappes de drones qui ont touché plusieurs cibles en Israël, dont une base radar.
Les frappes ont touché «des cibles à Tel-Aviv ainsi que la base radar de Meron», dans le nord d'Israël, a indiqué l'armée citée par la télévision d'État.
La présence d'aéronefs américains a été autorisée "de manière temporaire" sur des bases françaises au Moyen-Orient, théâtre de la guerre déclenchée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran, a déclaré jeudi à l'AFP l'état-major français.
"Dans le cadre de nos relations avec les Etats-Unis, la présence de leurs aéronefs a été autorisée de manière temporaire sur nos bases" dans la région, a déclaré une porte-parole de l'état-major, confirmant une information de la chaîne LCI. "Ces aéronefs contribuent à la protection de nos partenaires dans le Golfe".
Le ministère de la Défense espagnol a annoncé jeudi l’envoi à Chypre pour des missions de "protection", d’une frégate, qui accompagnera le porte-avions français Charles de Gaulle et d'autres bâtiments de la marine grecque, après qu’une base militaire britannique sur cette île a été atteinte par un drone.
La frégate Cristóbal Colón (Christophe Colomb) effectuera des missions "de protection et de défense aérienne" et aidera à "toute évacuation de personnel civil", précise dans un communiqué le ministère, dont l'annonce survient en pleine période de tension avec les États-Unis en raison de son refus de lui permettre d’utiliser des bases espagnoles contre l’Iran, dans une guerre que Madrid considère illégale.
Le Kremlin a indiqué jeudi que l'Iran, proche allié de Moscou frappé par des bombardements israélo-américains massifs, n'avait pas demandé à la Russie d'aide militaire.
"Il n'y a eu aucune demande de la part de l'Iran", a indiqué le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, lors de son briefing quotidien, en réponse à une question pour savoir si la Russie avait l'intention de livrer des armes à Téhéran
Alors que des explosions ont été entendues dans la capitale Doha, les autorités qataries ont annoncé avoir intercepté une attaque de missiles.
Deux personnes ont été blessées par des drones iraniens ayant touché la région de Nakhitchevan, en Azerbaïdjan, a indiqué jeudi Bakou, qui a annoncé avoir convoqué l'ambassadeur d'Iran.
Une nouvelle série d’explosions a été entendue au-dessus de la capitale qatarie, Doha, jeudi, ont rapporté des journalistes de l’AFP.
Doha est la cible de vagues de drones et de missiles iraniens depuis que l’Iran a lancé une vaste campagne de représailles à travers le Golfe, à la suite des attaques américaines et israéliennes contre l’Iran.
L'armée israélienne a affirmé jeudi que ses frappes en Iran continuaient d'"ébranler" le "régime" de la République islamique.
"Nous continuons à approfondir les coups portés au régime", a déclaré à la presse le porte-parole de l'armée, le général de brigade Effie Defrin. "Il a été ébranlé dès la première frappe, samedi matin, lorsque le leadership a été neutralisé. Et chaque jour, nous continuons à l'ébranler davantage, à approfondir les dommages qui lui sont infligés jusqu'à ce que la menace existentielle soit supprimée", a-t-il assuré.
Le ministre britannique de la Défense John Healey se rend jeudi à Chypre, quatre jours après qu'un drone a frappé la base britannique d'Akrotiri située dans le sud de l'île, en plein conflit au Moyen-Orient, selon plusieurs médias britanniques.
Interrogé, le ministère de la Défense n'a pas immédiatement confirmé ce déplacement, qui intervient alors que Londres est critiqué par les autorités chypriotes pour avoir tardé à déployer des renforts pour protéger ses deux bases sur l'île.
Un aéroport de l'enclave de Nakhitchevan en Azerbaïdjan a été touché jeudi par une frappe de drone iranien, ont rapporté les médias locaux.
Deux drones ont traversé la frontière iranienne et l'un d'eux s'est écrasé sur l'aéroport de Nakhitchevan, selon le média local Report, qui n'a pas fourni d'autres détails.
L'armée israélienne a annoncé jeudi avoir identifié une nouvelle salve de missiles tirés depuis l'Iran.
"Il y a peu de temps, des missiles ont été tirés depuis l'Iran en direction du territoire de l'Etat d'Israël. Les systèmes de défense sont en cours d'activation pour intercepter cette menace", a déclaré l'armée dans un communiqué.
L'Italie compte envoyer une aide en matière de défense anti-aérienne aux pays du Golfe touchés par des frappes iraniennes, a annoncé jeudi la cheffe du gouvernement Giorgia Meloni.
"L'Italie, comme le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne, a l'intention d'envoyer une aide aux pays du Golfe. Nous parlons clairement de défense, de défense anti-aérienne, pas seulement parce que ce sont des pays amis mais aussi parce que des dizaines de milliers d'Italiens sont dans la zone ainsi que 2.000 militaires environ que nous devons protéger", a-t-elle déclaré sur la radio RTL 102.5. Le Golfe est aussi une région "vitale" sur un plan économique, a-t-elle dit.
⚠️ Update: #Iran's internet blackout has now exceeded 120 hours with connectivity still flatlining around 1% of ordinary levels.
Meanwhile, an increasingly Orwellian environment is emerging as telcos threaten users who try to connect to the global internet with legal action. pic.twitter.com/CYJiS50gjr— NetBlocks (@netblocks) March 5, 2026
Un deuxième navire de guerre iranien fait route jeudi vers le Sri Lanka dans l'océan Indien, au lendemain torpillage d'une frégate iranienne par un sous-marin américain, a déclaré un ministre sri-lankais devant le Parlement de l'île.
Le ministre sri-lankais des Médias, Nalinda Jayatissa, a indiqué que ce bâtiment iranien se situait juste en dehors des eaux territoriales, sans donner plus de détails. Plus d'une centaine de membres d'équipage se trouveraient à bord, selon des sources officielles qui ont dit craindre qu’il ne soit pris pour cible, comme la frégate iranienne qui a coulé mercredi au large de la côte sud de ce pays d'Asie du Sud, tuant au moins 87 marins et faisant des dizaines de disparus.
Les Gardiens de la Révolution ont affirmé jeudi qu'un missile iranien avait touché un pétrolier américain dans le Golfe, au sixième jour de la guerre régionale avec l'Iran, qui riposte en ciblant le Moyen-Orient.
Le navire en question "a été touché par un missile dans le nord du Golfe persique" et "est actuellement en feu", ont indiqué les Gardiens dans un communiqué lu à la télévision d'Etat, qui ne donne pas plus de précisions. Cet incident, non confirmé à ce stade de source indépendante, intervient alors que les Gardiens disent avoir le "contrôle total" du détroit d'Ormuz, point de passage clé pour le commerce mondial de pétrole.
Des explosions ont retenti jeudi au-dessus de la capitale qatarie Doha et de la capitale de Bahreïn Manama, ont rapporté des journalistes de l'AFP.
Les pays du Golfe sont visés depuis samedi par des attaques de drones et de missiles iraniens, en représailles aux frappes lancées par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran.
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a déclaré jeudi que son homologue américain, Pete Hegseth, l'avait assuré du soutien ferme de Washington à leur campagne militaire conjointe contre l'Iran et l'avait exhorté à poursuivre l'opération "jusqu'au bout".
"Le secrétaire à la Défense a affirmé: +Continuez jusqu'au bout, nous sommes à vos côtés+", a rapporté M. Katz, faisant référence à une conversation téléphonique tenue avec M. Hegseth dans la nuit de mercredi à jeudi, selon un communiqué publié jeudi par son cabinet.
Le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau a estimé jeudi que la guerre au Moyen-Orient ne mettait pas en péril la stabilité financière.
"La stabilité financière, elle n'est pas en risque, je peux le dire très clairement, ça fait partie des choses qu'on sait", a affirmé le gouverneur sur France-Inter.
Emmanuel Grégoire sur la situation en Iran : «Je ne vais pas verser une seule larme sur le régime des mollahs», dans #LaGrandeInterview
Toute l'info est à retrouver sur https://t.co/wCnzQBE1GXpic.twitter.com/grkKsklvmv— CNEWS (@CNEWS) March 5, 2026
L'Australie a déployé deux avions militaires au Moyen-Orient dans le cadre d'un plan pour évacuer ses ressortissants au Moyen-Orient face à la guerre déclenchée par l'offensive américano-israélienne sur l'Iran, ont indiqué jeudi deux responsables à l'AFP.
"Nous avons déployé des ressources militaires dans le cadre de nos plans d'urgence déclenchés au début de la semaine", avait auparavant déclaré le Premier ministre australien Anthony Albanese au Parlement, alors que quelque 115.000 ressortissants australiens se trouvent dans la région.
Deux premiers vols transportant des Israéliens de retour dans leur pays ont atterri jeudi matin sur l'aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv, qui était fermé depuis le début le 28 février de l'offensive menée par Israël et les Etats-Unis contre l'Iran, a annoncé le ministère des Transports.
Un premier vol opéré par la compagnie nationale israélienne El Al est arrivé d'Athènes et un second de la compagnie Israir est arrivé de Rome, a précisé le ministère. Ils transportaient chacun 170 passagers. Israël avait annoncé la réouverture progressive à partir de jeudi de son espace aérien afin de permettre le retour de ses ressortissants via l'aéroport Ben Gourion, le principal aéroport international du pays.
"Nous faisons tout notre possible pour ramener tous les Israéliens chez eux en toute sécurité", a déclaré la ministre des Transports, Miri Regev, citée dans le communiqué.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé jeudi les Etats-Unis d'avoir commis une atrocité en coulant la veille une frégate de la marine iranienne au large du Sri Lanka et averti qu'ils «regretteront amèrement le précédent créé».
«Les Etats-Unis ont perpétré une atrocité en mer, à 2.000 miles des côtes iraniennes. La frégate Dena, invitée de la marine indienne et transportant près de 130 marins, a été frappée sans avertissement dans les eaux internationales», a-t-il écrit sur X. «Retenez bien mes mots: les Etats-Unis regretteront amèrement le précédent qu'ils ont créé», a-t-il ajouté.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s'est entretenu au téléphone avec son homologue iranien Abbas Araghchi mercredi, au cinquième jour du conflit qui enflamme le Moyen-orient, a annoncé jeudi le ministère.
«Le ministre a condamné les frappes iraniennes, rappelé l'attachement de la France à la stabilité du Moyen-Orient, à la désescalade et à la reprise d'un dialogue diplomatique exigeant, dans le respect du droit international dans lequel doit s'inscrire l'usage de la force», a indiqué le Quai d'Orsay. M. Barrot a également fait part de la «préoccupation constante de la France» sur le sort des «ressortissants détenus en Iran» et appelé à leur «libération immédiate et inconditionnelle».
L'armée israélienne a déclaré avoir lancé jeudi une vague d'attaques contre la capitale iranienne, Téhéran.
«L'armée israélienne vient de lancer une vague d'attaques à grande échelle contre les infrastructures du régime terroriste iranien à travers Téhéran», a-t-elle indiqué dans un communiqué.