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Guerre en Iran : comment FlightRadar24 est devenu le témoin de la crise des compagnies aériennes

Sur la plate-forme, deux couloirs aériens ont émergé, sillonnés par de nombreux petits avions jaunes : le premier au nord de l'Iran, et le deuxième, au sud, à travers l'Égypte, l'Arabie saoudite et Oman. [Capture d'écran / @Flightradar24]

Voilà plusieurs jours que la guerre en Iran perturbe le trafic aérien. Annulations de vols, fermetures des espaces aériens... Moult voyageurs inquiets ou désireux de comprendre l'ampleur du conflit se sont pressés sur la carte interactive de Flightradar24. Et pour cause : cette plate-forme s'est imposée comme une véritable fenêtre sur le monde.

Un autre canal d'information. Depuis le début de la guerre israélo-américaine lancée contre l'Iran, le reste du monde observe, ébahi, les images illustrant le conflit à travers les médias et les réseaux sociaux. Un troisième canal est désormais pris d'assaut lors d'un conflit géopolitique : la plate-forme Flightradar24

Cet outil permet le suivi en direct des vols. Alors, à l'instant où le Monde s'est réveillé en apprenant que des frappes israélo-américaines contre l'Iran, des milliers d'internautes se sont rendus sur la carte interactive afin de constater les impacts du conflit sur le trafic aérien. 

Les conséquences ont été immédiates : de nombreux pays du Moyen-Orient ont fermé dans la foulée leur espace aérien. Sur la plate-forme, deux couloirs aériens ont alors émergé, sillonnés par de nombreux petits avions jaunes : le premier au nord de l'Iran, et le deuxième, au sud, à travers l'Égypte, l'Arabie saoudite et Oman. 

Une affluence qui se répète à chaque «grand événement aéronautique»

Preuve que les conflits géopolitiques poussent les internautes à se rendre sur Flightradar24 : lorsque la guerre a éclaté samedi, les visites ont plus que doublé par rapport à la normale. 

«Samedi, il y a eu un pic, puis une légère baisse dimanche, avant un pic plus important lundi. Et maintenant, petit à petit, nous constatons une nouvelle baisse du trafic», a confié Mikael Robertsson, l'un des cofondateurs de Flightradar24, auprès de The Guardian. Ce scénario se répète à chaque «grand événement aéronautique», selon cette même source. 

Or, si ces crises attirent une pléthore de curieux ou d'inquiets, désireux de voir ce qu'il se passe dans le ciel, le déplacement d'un seul individu en avion peut également monopoliser les attentions sur le logiciel. 

En effet, lorsque le cercueil de la défunte reine, Elizabeth II, a été transporté en avion d'Édimbourg (Écosse) à Northolt (Royaume-Uni), en 2022, près de 4,8 millions de personnes ont suivi le court trajet. 

Les catastrophes naturelles procurent aussi cet effet. En 2010, lorsque l'Eyjafjallajökull est entré en éruption, plus de 300 aéroports ont dû fermer, et près de 100.000 vols ont été annulés. «Je crois qu'on a eu environ quatre millions de visiteurs en quelques heures», a déclaré Mikael Robertsson. 

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