Le président Emmanuel Macron se rendra lundi à Chypre pour «témoigner de la solidarité de la France» avec cet État de l'Union européenne, frappé la semaine dernière par des drones et des missiles en lien avec le conflit au Moyen-Orient, a annoncé dimanche l'Élysée.
Une visite diplomatique importante dans un contexte international tendu. Emmanuel Macron se rendra lundi 9 mars à Chypre pour «témoigner de la solidarité de la France» avec cette île, frappée la semaine dernière par des drones et des missiles dans le cadre de la guerre en Iran, a annoncé dimanche l'Élysée.
Emmanuel Macron rencontrera à Paphos le président chypriote Nikos Christodoulides ainsi que le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis. «Il s'agira de renforcer avec nos partenaires européens la sécurité autour de Chypre et en Méditerranée orientale, en vue de contribuer à la désescalade dans la région», a déclaré la présidence française.
«Ce déplacement vise à témoigner la solidarité de la France avec Chypre, État membre de l'Union européenne avec qui nous avons un partenariat stratégique, et qui a été frappée, la semaine dernière, par plusieurs drones et tirs de missiles», a-t-elle ajouté.
la france déploie d'importants moyens
Le président français avait annoncé mardi dernier l'envoi au large de Chypre de la frégate Languedoc et de moyens anti-aériens.
📍Méditerranée orientale | Arrivée d'une frégate multi-missions au large de Chypre ⚓
➡️ Engagement 🇫🇷 en coordination avec nos alliés européens en soutien de 🇨🇾, dont le territoire a été ciblé
🛡️ Solidarité européenne et contribution à la stabilité régionale. pic.twitter.com/RjJgOQwOmw— Armée française - Opérations militaires (@EtatMajorFR) March 5, 2026
Plus largement, la France a dépêché dans la région d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle et un porte-hélicoptères. Mais elle insiste sur sa posture «strictement défensive» depuis le déclenchement le 28 février de la guerre par Israël et les Etats-Unis contre l'Iran.
Cette visite à Chypre «permettra également au chef de l'État de souligner l'importance de garantir la liberté de navigation et la sécurité maritime de la mer rouge au détroit d'Ormuz, notamment grâce à l'opération maritime Aspides de l'Union européenne», a précisé l'Élysée.
«Elle sera aussi l'occasion de coordonner nos efforts pour assurer la sécurité des ressortissants européens dans la région et accompagner les opérations de rapatriement», a ajouté cette même source.
Près de 400.000 Français résident ou sont actuellement de passage dans la douzaine de pays affectés par l'extension du conflit à la région du Golfe et au Liban. Au moins 4.300 personnes ont pu regagner la France depuis le début des hostilités, selon le ministère des Affaires étrangères.