L'Iran a déclaré que les "navires non hostiles" pouvaient emprunter le détroit d'Ormuz à condition de respecter les règles de sûreté et de sécurité, selon un communiqué transmis à l'Organisation maritime internationale (OMI).
"Les navires non hostiles (...) peuvent — à condition qu'ils ne participent pas à des actes d'agression contre l'Iran ni ne les soutiennent et qu'ils se conforment pleinement aux règles de sûreté et de sécurité en vigueur — bénéficier d'un passage sûr par le détroit d'Ormuz en coordination avec les autorités compétentes", est-il écrit dans le communiqué.
L'OMI a précisé que ce document, daté de dimanche, avait été émis par le ministère iranien des Affaires étrangères, avec la demande qu'il soit diffusé par l'OMI. L'organisation l'a communiqué à ses Etats membres et aux ONG, a-t-elle ajouté.
L'armée israélienne a averti tard mardi que Téhéran avait lancé une salve de missiles vers Israël, où une dizaine de personnes ont été blessées dans la journée par des tirs en provenance d'Iran.
"Il y a peu de temps, les forces de défense ont identifié des missiles lancés depuis l'Iran vers le territoire" d'Israël, a annoncé l'armée sur son compte Telegram, en précisant que les systèmes de défense "sont en cours d'activation pour intercepter la menace".
L'armée israélienne a appelé mardi soir les habitants à évacuer les quartiers de la banlieue sud de Beyrouth, avant des frappes imminentes sur cette zone considérée comme un bastion du Hezbollah pro-iranien.
L'armée continue "d'attaquer l'infrastructure militaire appartenant au (groupe) terroriste Hezbollah dans la banlieue avec une intensité croissante", a affirmé le porte-parole arabophone, Avichay Adraee, sur son compte Telegram officiel. "Par conséquent, pour votre sécurité, vous devez évacuer immédiatement", a-t-il demandé aux habitants.
L'armée israélienne a promis mardi de frapper "l'ensemble de la chaîne du dispositif de missiles iranien", après une nouvelle journée de tirs en provenance d'Iran ayant fait une dizaine de blessés à travers le pays et provoqué d'importants dégâts à Tel-Aviv.
Au total, 12 alertes ont été émises depuis minuit en Israël pour avertir de l'arrivée de missiles iraniens au 25e jour de guerre au Moyen-Orient, déclenchée par des frappes israélo-américaines contre la République islamique.
"Nous frappons l'ensemble de la chaîne du dispositif de missiles, depuis les sites de production jusqu'aux lanceurs et aux missiles eux-mêmes", a déclaré le porte-parole de l'armée, le général de brigade Effie Defrin.
"Le régime tente tous les quelques jours de concentrer ses efforts et de mener des salves plus importantes, principalement en direction des centres de population. Nous y sommes préparés", a-t-il ajouté lors d'un point de presse télévisé.
L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a appelé mardi à la "retenue maximale" après l'annonce par l'Iran que la centrale nucléaire de Bouchehr avait été touchée par une frappe, sans endommager l'installation elle-même.
L'AIEA a déclaré que l'Iran l'avait informée qu'un "autre projectile avait touché les locaux" de la centrale nucléaire de Bouchehr mardi. "Le directeur général de l'AIEA, Rafael Grossi, réitère son appel à la retenue maximale afin d'éviter tout risque pour la sûreté nucléaire en période de conflit", a déclaré l'agence onusienne dans un message publié sur X.
Je me suis entretenu avec le Président iranien Massoud Pezeshkian.
J’ai rappelé l’absolue nécessité de mettre fin aux attaques inacceptables contre les pays de la région, à préserver les infrastructures énergétiques et civiles et à rétablir la liberté de navigation…— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) March 24, 2026
Douze personnes ont été blessées mardi soir dans deux villes proches de Tel-Aviv, à la suite du tir d'un ou plusieurs missiles en provenance d'Iran, ont indiqué les secours israéliens.
A Bnei Brak, les équipes de secours "prodiguent des soins médicaux et évacuent neuf blessés" vers des hôpitaux, parmi lesquels "un homme de 23 ans [...] présentant des blessures par éclats, et huit autres personnes légèrement blessées [...] dont 6 mineurs", a indiqué le Magen David Adom (MDA), l'équivalent israélien de la Croix-Rouge, dans un communiqué.
Le MDA a également indiqué avoir évacué trois personnes blessées à la suite d'une explosion à Givat Shmuel, ville voisine de Bnei Brak.
L'Organisation iranienne de l'énergie atomique a déclaré mardi soir que la centrale nucléaire de Bouchehr (sud) avait été touchée par une frappe, qui n'a pas fait de dégâts, accusant les Etats-Unis et Israël d'en être à l'origine.
The IAEA has been informed by Iran that another projectile hit the premises of the Bushehr Nuclear Power Plant today. According to Iran, there was no damage to the NPP itself nor injuries to staff, and the condition of the plant is normal. IAEA DG @rafaelmgrossi reiterates call… pic.twitter.com/PngRf4w23O
— IAEA - International Atomic Energy Agency ⚛️ (@iaeaorg) March 24, 2026
"Alors que l’ennemi américano-sioniste poursuit ses hostilités (...), un projectile a frappé l’intérieur de l’enceinte de la centrale de Bouchehr", a rapporté l'organisation, en précisant qu'aucun "dégât matériel ou technique, ni aucune perte humaine" n'avaient été signalés à ce stade.
es prix du pétrole ont rebondi mardi, après une lourde chute la veille, les opérateurs doutant d'une fin des hostilités au Moyen-Orient que Washington a réaffirmé négocier malgré les démentis de Téhéran.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, a bondi de 4,55% à 104,49 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison le même mois, a pris 4,79% à 92,35 dollars.
"Une escalade (au Moyen-Orient, NDLR) nous menace encore et aucune solution n'est en vue, pas plus que le rétablissement du détroit d'Ormuz en tant que voie de transit" pour les pétroliers, a commenté auprès de l'AFP John Kilduff, analyste d'Again Capital.
L'Iran et Israël ont à nouveau échangé des frappes mardi, dont certaines ont visé des infrastructures énergétiques iraniennes.
Le ministère des Affaires étrangères irakien va convoquer le chargé d'affaires américain et l'ambassadeur iranien après deux frappes meurtrières imputées à leur pays, visant mardi une coalition d'anciens paramilitaires en Irak fédéral et les forces armées du Kurdistan autonome, selon un communiqué officiel.
Une "note de protestation officielle" leur sera remise au sujet de ces deux attaques, ont précisé les services du Premier ministre irakien dans un communiqué, rappelant en plein conflit au Moyen-Orient qu'il faut "empêcher l'Irak d'être aspiré dans des guerres" et poursuivre une "politique équilibrée" pour entretenir "les meilleures relations" sur la scène régionale et internationale.
Bagdad est habituée à exercer depuis deux décennies un délicat exercice d'équilibriste pour préserver un partenariat stratégique avec Washington et son alliance avec Téhéran.
L'armée israélienne continue d'agir et de frapper en Iran et au Liban "selon un plan inchangé", quelles que soient les éventuelles discussions en cours en vue d'un accord pour mettre fin aux hostilités, a déclaré mardi soir son porte-parole.
"En ce qui concerne un accord ou un autre, nous agissons actuellement selon un plan inchangé", a déclaré le général de brigade Effie Defrin lors d'un point de presse télévisé, en réponse à une question évoquant les efforts en vue d'enclencher un processus diplomatique susceptible de mettre fin à la guerre qui embrase le Moyen-Orient depuis le 28 février.
"Nous agissons, et nous continuerons d'agir, nous agissons en ce moment même pour approfondir les frappes et éliminer les menaces existentielles" et "nous frappons à la fois en Iran et au Liban", a-t-il ajouté.
Donald Trump a affirmé mardi que l'Iran avait offert aux Etats-Unis "un très gros cadeau" lié aux hydrocarbures, sans donner de précisions.
"C'était un très gros cadeau, l'équivalent de beaucoup d'argent", a déclaré le président américain à la presse à la Maison Blanche.
Les Etats-Unis négocient "en ce moment" avec l'Iran pour un cessez-le-feu à la guerre entre les deux pays, a affirmé mardi Donald Trump.
"Ce que j'ai dit hier était exactement juste. Nous sommes en négociations en ce moment", a déclaré le président américain, précisant que son émissaire Steve Witkoff, son gendre Jared Kushner, le vice-président JD Vance et le chef de la diplomatie Marco Rubio participaient à ces discussions.
Les opérations militaires américaines contre l'Iran se poursuivent "sans relâche" tandis que Donald Trump explore la voie diplomatique, a affirmé mardi la Maison Blanche à l'AFP.
"Alors que le président Trump et ses négociateurs explorent cette nouvelle possibilité de diplomatie, l'Opération Fureur Epique se poursuit sans relâche afin d’atteindre les objectifs militaires définis par le commandant en chef et le Pentagone," a déclaré la porte-parole Karoline Leavitt dans un communiqué à l'AFP.
L'armée israélienne a affirmé mardi qu'un missile tiré de l'Iran était tombé à la mi-journée à Beyrouth, au 25e jour de la guerre au Moyen-Orient déclenchée par une offensive israélo-américaine contre la République islamique.
"A la suite d'une évaluation et sur la base des informations dont dispose l'armée israélienne, ainsi qu'au regard des tirs effectués plus tôt dans la journée en direction de l'Etat d'Israël, un missile balistique tiré par le régime terroriste iranien est tombé à Beyrouth", indique un communiqué militaire sans plus de précisions.
Interrogé par l'AFP, un porte-parole militaire israélien a dit que la chute du projectile sur la capitale libanaise (visée aussi par des bombardements israéliens depuis une quinzaine de jours) avait eu lieu "vers midi", soit à peu près en même temps ou peu avant que le gouvernement libanais annonce sa décision d'expulser le nouvel ambassadeur d'Iran à Beyrouth, nommé en février.
Une femme d'une trentaine d'années a été tuée mardi dans le nord d'Israël à la suite de tirs de roquettes en provenance du Liban, où des affrontements opposent Israël au mouvement islamiste Hezbollah soutenu par l'Iran, ont indiqué les secours israéliens.
Le Magen David Adom (MDA), l'équivalent israélien de la Croix-Rouge, a indiqué dans un communiqué qu'une "femme d'environ 30 ans" avait été retrouvée "sans signes de vie et présentant de graves traumatismes multiples", dans le sud de la vallée de la Houla. L'organisation a aussi fait état de deux blessés légers atteints par des éclats.
L'armée israélienne a indiqué à l'AFP que des dizaines de roquettes en provenance du Liban avaient été tirées peu avant vers la zone.
La guerre au Moyen-Orient provoque "un nouveau choc pétrolier" qui risque de peser sur la croissance économique de la France, a affirmé le ministre français de l'Economie Roland Lescure, mardi, à l'Assemblée nationale.
"Cette situation [les perturbations dans l'acheminement de pétrole des pays du Golfe vers le reste du monde, NDLR] constitue un nouveau choc pétrolier. Et si ce choc énergétique persiste au-delà de quelques semaines, la crise pourrait se diffuser plus largement à l'économie, et être au fond d'une nature plus systémique", a déclaré M. Lescure, entendu par la commission des Finances.
Le Hezbollah a fustigé mardi la décision inédite des autorités libanaises d'expulser l'ambassadeur d'Iran, et leur a demandé de se rétracter "immédiatement".
"Le Hezbollah appelle le président de la République et le Premier ministre à demander au ministre des Affaires étrangères (..) de revenir immédiatement sur cette décision qui a des conséquences dangereuses", a affirmé le groupe pro-iranien dans un communiqué.
Beyrouth, qui accuse les Gardiens de la Révolution iraniens de diriger les opérations du Hezbollah contre Israël, a déclaré l'ambassadeur persona non grata et lui a donné jusqu'à dimanche pour quitter le pays.
L'Insee a légèrement revu en baisse ses prévisions de croissance économique pour les deux premiers trimestres 2026, à 0,2% pour chaque trimestre contre 0,3% auparavant, en raison de la flambée du prix des hydrocarbures, selon sa note de conjoncture publiée mardi.
Cette hausse des prix du pétrole et du gaz devrait entraîner "un net regain d'inflation", qui "franchirait les 2% au cours du printemps" en France, a ajouté l'Insee.
Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a affirmé mardi que "mieux vaut négocier que s'affronter", lors d'un appel téléphonique avec son homologue iranien, Abbas Araghchi.
"Nous espérons que toutes les parties saisiront toutes les occasions qui se présenteront pour débuter des pourparlers de paix aussi vite que possible", a ajouté Wang Yi, selon un communiqué de la diplomatie chinoise.
Un employé civil marocain travaillant pour l'armée des Emirats arabes unis a été tué lors d'une attaque de missile iranienne au Bahreïn, a indiqué mardi le ministère de la Défense émiratie.
Cinq autres personnes travaillant pour "le ministère de la Défense" émiratie ont également été blessés, a indiqué la même source, sans dire s'il s'agissait de soldats.
Le ministère de la Défense du Bahreïn avait annoncé un peu plus tôt la mort d'un "militaire" émirati, tué "en repoussant" une attaque iranienne. Aucun des deux ministères n'a donné plus de détails sur l'attaque ni où elle avait eu lieu.
Le chef de la diplomatie française a exhorté mardi Israël "à s'abstenir" de mener des opérations pour s'emparer d'une zone du sud du Liban, tout en saluant la "décision courageuse" du Liban d'expulser l'ambassadeur d'Iran en poste à Beyrouth.
"Nous exhortons les autorités israéliennes à s'abstenir de telles opérations terrestres qui auraient des conséquences humanitaires majeures et qui aggraveraient la situation déjà dramatique du pays", a déclaré Jean-Noël Barrot lors d'un entretien avec l'AFP.
"Je veux saluer les déclarations et les actes du gouvernement libanais (...) qui vient ce matin de prendre une décision courageuse en décidant de renvoyer l'ambassadeur d'Iran puisque, en décidant de se joindre à la guerre, le Hezbollah, pour soutenir l'Iran, a entraîné le pays, qui était en train de se remettre, lentement mais sûrement des crises précédentes, dans une guerre", a-t-il ajouté.
Le chef de la diplomatie israélienne, Gideon Saar, a appelé mardi Beyrouth à "prendre des mesures concrètes et significatives" contre le mouvement islamiste Hezbollah, allié de l'Iran et représenté par deux ministres au sein du gouvernement libanais.
"Nous appelons le gouvernement libanais à prendre des mesures concrètes et significatives contre le Hezbollah, dont des ministres siègent encore en son sein", a déclaré M. Saar dans un message sur X après avoir "salué" comme "justifiée et nécessaire" la décision annoncée un peu plus tôt par le Liban d'expulser le nouvel ambassadeur d'Iran à Beyrouth, nommé en février.
Au sein du gouvernement libanais, le ministre de la Santé, Rakan Nassereddine, et celui du Travail, Mohammad Haidar, sont affiliés au Hezbollah.
Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio rencontrera ce vendredi en France ses homologues du G7 pour discuter de la guerre en Iran, a annoncé le département d'Etat.
Il s'agira de son premier déplacement à l'étranger depuis que les Etats-Unis et Israël ont attaqué l'Iran le 28 février. M. Rubio y abordera notamment "la situation au Moyen-Orient", a déclaré mardi le porte-parole du département d'Etat, Tommy Pigott, dans un communiqué.
La conséquence la plus importante de la guerre au Moyen-Orient est l'"effondrement" du système de sécurité dans le Golfe, ébranlé par les frappes iraniennes sur des infrastructures vitales, a affirmé mardi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.
"Les Etats du Golfe, qui ont travaillé en étroite coordination et en parallèle pour garantir leur sécurité, ont besoin de réévaluer après la guerre ce que suppose réellement un cadre commun de sécurité régionale", a déclaré Majed al-Ansari lors d'un point presse, déplorant "l'effondrement du système de sécurité" régional comme première répercussion des hostilités.
L'armée israélienne a annoncé mardi avoir mené une importante série de frappes aériennes à Ispahan, dans le centre de l'Iran, au 25e jour de la guerre au Moyen-Orient déclenchée fin février par une offensive israélo-américaine.
"Les forces de défense viennent de mener à bien une vaste série de frappes à Ispahan", a indiqué l'armée dans un communiqué, ajoutant qu'elle avait lancé "une série de frappes à grande échelle (…) dans plusieurs régions d'Iran".
Le Liban a retiré l'accréditation de l'ambassadeur d'Iran, récemment nommé à Beyrouth, et lui a donné jusqu'à dimanche pour quitter le pays, a annoncé mardi le ministère libanais des Affaires étrangères.
Cette mesure intervient après que Beyrouth a accusé les Gardiens de la Révolution iraniens de diriger les opérations du Hezbollah contre Israël depuis le Liban et annoncé interdire leurs actions sur le territoire libanais.
Le ministère a précisé avoir convoqué le chargé d'affaires iranien et l'avoir informé de la décision des autorités de "considérer persona non grata" l'ambassadeur Mohammad Reza Raeuf Sheibani, nommé en février à ce poste.
L'Iran a nommé Mohammad Bagher Zolghadr, un ancien commandant des Gardiens de la Révolution et fidèle du défunt Ali Larijani, pour remplacer ce dernier à la tête du Conseil suprême de sécurité nationale, a rapporté mardi la télévision d'Etat.
Ali Larijani, homme politique emblématique et pilier de la République islamique, dirigeait la plus haute instance de sécurité d'Iran jusqu'à sa mort la semaine dernière lors de frappes israéliennes à Téhéran.
Le Qatar "soutient tous les efforts diplomatiques" pour résoudre la guerre au Moyen-Orient mais n'y participe pas de manière "directe", a affirmé mardi lors d'un point presse le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Majed al-Ansari.
"Nous soutenons tous les efforts diplomatiques, que ce soit par des canaux officiels ou non officiels", a-t-il précisé.
"Il n'y a pas d'effort qatari en cours lié à une médiation" entre les Etats-Unis et l'Iran, a-t-il ajouté.
Plus d'informations à venir.
L'armée israélienne va s'emparer d'une zone dans le sud de Liban courant de la frontière jusqu'au fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord, pour assurer sa sécurité, a annoncé mardi le ministre de la Défense, Israël Katz.
Les forces israéliennes "manoeuvrent à l'intérieur du territoire libanais pour s'emparer d'une ligne de défense avancée", a déclaré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau. "Les cinq ponts sur le Litani qui servaient au (mouvement islamiste) Hezbollah pour faire passer des terroristes et des armes ont été détruits et (l'armée) contrôlera les autres ponts et l'espace de sécurité jusqu'au Litani", a-t-il ajouté.
"Les centaines de milliers de résidents du sud du Liban qui ont été évacués vers le nord ne retourneront pas au sud du Litani tant que la sécurité des habitants du nord (d'Israël) ne sera pas assurée", a encore dit M. Katz.
Le Conseil des droits de l'homme va se réunir mercredi en urgence pour débattre des frappes de l'Iran sur plusieurs pays du Golfe, et de leurs conséquences sur les droits de l'homme dans la région, a indiqué l'ONU.
"Un groupe de pays a l'intention de présenter un projet de résolution au Conseil dans le cadre de ce débat urgent", a déclaré un porte-parole du Conseil des droits de l'homme, Pascal Sim, lors d'un point de presse mardi à Genève.
Cet projet de résolution porte sur les "conséquences sur les droits de l'homme de l'attaque provoquée par la République islamique d'Iran contre Bahreïn, le Koweït, Oman, le Qatar, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et la Jordanie", a-t-il précisé.
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont affirmé mardi que de "lourdes" frappes de missiles et de drones cibleraient Israël si ce dernier poursuivait ses "crimes contre les civils du Liban et de Palestine", au 25e jour de guerre au Moyen-Orient.
"Nous avertissons l'armée criminelle du régime (israélien, NDLR) que si les crimes contre les civils du Liban et de Palestine persistent", les forces israéliennes "seront la cible de lourdes frappes de missiles et de drones", ont indiqué dans un communiqué les Gardiens, l'armée idéologique de la République islamique, au moment où Israël multiplie notamment les frappes au Liban contre le Hezbollah, groupe armé allié à Téhéran.
Le Kurdistan d'Irak a assuré mardi que six tirs "de missiles balistiques iraniens" avaient tué six soldats membres des Peshmerga, les forces armées de cette région autonome du nord de l'Irak, frontalière de l'Iran.
Dans un communiqué, le ministère des Peshmerga a dénoncé "un acte d'agression lâche (...) loin de tout principe de bon voisinage" après "deux attaques distinctes" menées contre la cinquième et septième divisions d'infanterie, près de Soran.
"Six missiles balistiques iraniens les ont visées", assure le communiqué, qui fait également état de 30 blessés.
Le président de la République Emmanuel Macron convoque un nouveau conseil de défense et de sécurité nationale ce mardi à 17h30, sur la situation en Iran et au Moyen-Orient, a t-on appris auprès de l'Elysée.
Sept jours après le précédent, ce conseil de défense réunira les ministres et responsables chargés des questions de sécurité. Une initiative gouvernementale qui intervient alors que Donald Trump a évoqué des "négociations" avec un responsable iranien non identifié.
Six soldats membres des Peshmerga, les forces armées du Kurdistan autonome dans le nord de l'Irak, ont été tués dans une attaque de roquettes visant leur base mardi avant l'aube, a indiqué à l'AFP un responsable de sécurité.
L'attaque, dans la région de Soran près de la frontière avec l'Iran, "a fait six martyrs", a indiqué ce responsable s'exprimant sous anonymat en raison de la sensibilité du sujet.
Il a fait état de "disparus" et de 22 blessés, mais n'était pas en mesure d'identifier les auteurs de l'attaque. La télévision kurde Rudaw cite un communiqué du commandement local des Peshmerga, faisant état de deux salves de roquettes tirées contre la septième division des Peshmerga.
Quinze combattants du Hachd al-Chaabi ont été tués mardi avant l'aube dans une frappe "américaine" sur la province d'al-Anbar dans l'ouest de l'Irak, selon un bilan actualisé publié par cette alliance d'ex-paramilitaires qui englobe des groupes pro-Iran.
Parmi les victimes figure "le commandant des opérations d'Al-Anbar pour le Hachd al-Chaabi, Saad Dawaï", indique notamment dans un communiqué l'alliance, intégrée aux forces régulières de l'Etat irakien, mais dont certains groupes armés ont pour réputation d'agir en électrons libres.
Deux infrastructures énergétiques iraniennes ont été visées par des frappes israélo-américaines, a affirmé tôt mardi l'agence de presse Fars, quelques heures après le rebondissement inattendu de Donald Trump de ne pas s'en prendre à des centrales électriques.
"Dans la continuité des attaques menées par l'ennemi sioniste et américain, le bâtiment de l'administration du gaz et la station de réduction de gaz de la rue Kaveh à Ispahan ont été pris pour cible", a écrit Fars, seule agence iranienne à rapporter cet incident. Ces installations ont été "partiellement endommagées", ajoute Fars.
Israël a mené sept raids aériens contre la banlieue sud de Beyrouth dans la nuit de lundi à mardi, a rapporté mardi l'agence de presse officielle libanaise NNA.
La banlieue sud de la capitale libanaise, considérée comme un bastion du Hezbollah pro-iranien, avait été visée dès lundi soir par une frappe israélienne.
L'Iran a lancé une nouvelle salve de missiles en direction d'Israël mardi matin, a annoncé la télévision d'Etat.
"L'Iran tire une nouvelle salve de missiles sur les territoires occupés", a écrit sur Telegram la chaîne publique Islamic Republic of Iran Broadcasting (Irib).
Une forte explosion a retenti à Jérusalem, selon des journalistes de l'AFP, après la détection par l'armée israélienne de missiles iraniens se dirigeant vers Israël - la deuxième alerte de la sorte mardi.
Des journalistes de l'AFP ont entendu une forte explosion quelques minutes après la mise en garde des forces armées, qui ont dit chercher à "intercepter la menace".