Après la mort de l'un de ses ressortissant, le Mexique a dénoncé, ce samedi, la responsabilité de la police de l'immigration (ICE) et a exigé une enquête.
Le Mexique a dénoncé la mort de l'un de ses ressortissants ce samedi 28 mars, qui était sous la responsabilité de la police américaine de l'immigration (ICE), et a exigé une enquête sur les «graves omissions» du centre de détention où se trouvait l'individu.
Avec ce nouveau cas, selon le ministère mexicain des Affaires étrangères, le nombre de Mexicains morts sous la responsabilité de l’ICE ou lors des descentes anti-immigration durant le second mandat de Donald Trump s’élève à 14. Le président américain a mis en œuvre une politique anti-migrants depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier 2025. Le fait le plus récent s’est produit dans l’État de Californie, dans la nuit de mercredi 25 mars.
Trente personnes tuées
Le Mexicain était détenu au centre d’Adelanto et a été transféré dans un hôpital à Victorville, dans l'État de Californie, où il est décédé, a indiqué le ministère mexicain des Affaires étrangères dans un communiqué diffusé dans la nuit de vendredi à samedi.
Le ministère a exhorté les États-Unis à faire en sorte que «ces cas lamentables ne se reproduisent pas» et a demandé «une inspection immédiate du centre d’Adelanto, en raison des graves omissions et de déficiences évidentes dans la prestation de soins médicaux aux personnes placées sous sa garde».
Ce mercredi, la présidente du Mexique Claudia Sheinbaum avait demandé à ce que «les droits humains soient respectés». «Nous ne sommes pas d'accord avec ces formes de détention», avait-elle insisté.
En 2025, au moins 30 personnes sont mortes alors qu'elles se trouvaient entre les mains de l'ICE, selon des statistiques officielles. Il s'agit du chiffre le plus élevé depuis 2004, l'année ayant suivi la création de cette police.