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Léon XIV : attendu en Angola ce samedi, le pape se rend sur les terres historiques du catholicisme africain

Le pape finira ensuite sa tournée par un voyage en Guinée équatoriale. [REUTERS/Yara Nardi]

Le pape Léon XIV visitera l’Angola, du 18 au 21 avril, troisième étape de sa tournée africaine. Dans ce bastion historique du catholicisme africain, le pontife américain vient soutenir une Église qui a œuvré pour la réconciliation des Angolais après des années de guerre civile.

Avant dernière étape d’une tournée africaine. Ce samedi 18 avril, l’avion de Léon XIV atterrira à Luanda, capitale de l’Angola, où le pape sera particulièrement attendu. Une visite au cours de laquelle il devrait mettre en avant des thèmes sociaux tels que la réconciliation des peuples, la lutte contre la corruption et les inégalités. Le pape finira ensuite sa tournée par un voyage en Guinée équatoriale

«Ce voyage est le fruit d’une vraie volonté populaire et politique de faire venir le pape. Depuis le début du pontificat de François, qui ne s’est pas rendu en Angola, une demi-douzaine d’invitations ont été envoyées», confie le journaliste Max-Savi Carmel, spécialiste de l’Église catholique en Afrique, pour I.MEDIA.

Une insistance qui s’explique par la place prépondérante qu’occupe le catholicisme dans cette ancienne colonie portugaise. Le pape vient donc en premier lieu effectuer une visite pastorale auprès d’une large population catholique qui représente environ 45% des près de 40 millions de personnes que compte l’Angola, devant le protestantisme (35%). 

«Tous les Angolais, catholiques comme protestants se réjouissent de la venue du pape», assure le journaliste. Le pays est d’ailleurs présenté fièrement comme «uma terra onde milhões de corações acreditam» - «une terre où des millions de cœurs croient». Cette foi chrétienne unit la nation angolaise.

Une guerre civile toujours dans les mémoires

Néanmoins, l’aspect central de la visite est la dimension de réconciliation, qu’illustre notamment la devise du voyage : «Pèlerin d’espérance, de réconciliation et de paix». C’est le signe d’un pays qui porte encore les stigmates d’une longue et sanglante guerre civile qui a fait entre 500.000 et 800.000 morts. 

La nation est sortie défigurée de ce conflit, à l’image du nombre record d’Angolais amputés par les mines antipersonnel dont les terrains ont été truffés pendant le conflit. L’économie est exsangue, les infrastructures ont été détruites, la famine a sévi et l’exportation de pétrole a été la seule ressource stable, mais le pays s'est reconstruit peu à peu, sans céder une nouvelle fois à la violence.

«C’est un exemple de pays né d’une guerre civile meurtrière mais qui s’en est sorti et qui, contrairement à beaucoup d’autres pays africains, a réussi sa transition démocratique», affirme Max-Savi Carmel, qui estime que le pape veut mettre en avant cet effort singulier. «Nous avons surmonté les tensions, mais la paix n’est jamais définitive : il faut la cultiver quand elle existe», assure Carlos Alberto Saraiva de Carvalho Fonseca, ambassadeur de l’Angola auprès du Saint-Siège.

Dernière étape en Guinée Équatoriale

Dans la capitale, Luanda, le pape rencontrera les membres du corps diplomatique le jour de son arrivée, avant de se rendre en hélicoptère à Muxima pour visiter le sanctuaire de Notre-Dame de la Conception. Il prévoit également de se rendre à Saurimo, dans l’est du pays, pour visiter une maison de retraite. 

Le Pape finira sa tournée africaine en Guinée Equatoriale. Depuis son élection en mai 2025, il s'agit du troisième déplacement officiel du souverain pontife après la Turquie et le Liban fin 2025 et Monaco plus tard en mars.

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