La Bulgarie, plongée dans une crise politique chronique, organise dimanche ses huitièmes élections législatives en cinq ans, pour lesquelles la coalition de l'ex-président, une voix parfois critique de l'Union européenne, fait figure de favori.
Une élection pour sortir de la crise, c’est l’enjeu des législatives qui auront lieu ce dimanche en Bulgarie. La huitième en cinq ans pour ce pays en proie à une instabilité politique chronique. Ce nouveau scrutin a été provoqué par la démission mi-décembre du gouvernement dirigé par Rossen Jeliazkov du GERB, à la suite de manifestations anticorruption d'une ampleur sans précédent dans ce pays confronté à une corruption jugée endémique.
Six millions d’électeurs sont attendus dans les bureaux de vote pour élire les 240 députés de l’Assemblée Nationale. Dix coalitions se sont lancées dans la campagne mais deux partent favorites.
L'ex Chef d'État en lice
En tête des sondages avec 30,13% des intentions de votes, on retrouve la coalition Bulgarie progressiste (PB) créée par l'ancien président Rumen Radev. L’ex général de l’armée de l’air est resté chef de l’Etat de 2017, à sa démission en 2026.
Il a fait de la lutte contre les inégalités sociales et de la rigueur budgétaire ses principaux thèmes de campagne, et a notamment apporté son soutien aux manifestants qui ont fait chuter le gouvernement en décembre. Il est partisan d'un rétablissement du dialogue avec Moscou.
Créditée de 19,26%, la coalition Citoyens pour le développement européen de la Bulgarie (GERB) est la principale concurrente de Rumen Radev. Le parti de centre-droit est celui par lequel la période d’instabilité a débuté.
En 2021, le Premier ministre Boïko Borissov issu de ses rangs a été contraint de quitter ses fonctions sous la pression de la rue. Depuis lors, aucun gouvernement n'est parvenu à se maintenir plus d'un an. Cette élections est une nouvelle occasion de mettre fin à ce cycle.