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Guerre au Proche-Orient : quel est le rôle de la Finul ?

Créée en 1978, la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) se retrouve au cœur de l'actualité avec la mort ce samedi du sergent-chef Florian Montorio, tué lors d'une embuscade dans la région de Deir-Kifa. Quelle est donc la mission de cette formation militaire des Nations Unies amenée à disparaître en fin d'année ?

Les Casques bleus après la mort d’un soldat français au Liban ce week-end. Le sergent-chef Florian Montorio, rattaché au 17e régiment du génie parachutiste de Montauban, a été tué ce samedi dans la région de Deir-Kifa (Liban) d’un tir à l’arme légère au cours d’une embuscade.

L’homme de 40 ans, pacsé et père de deux enfants, était déployé dans le cadre de l'opération DAMAN depuis le 20 janvier en qualité de sous-officier adjoint en section de combat du génie au sein de la Force intérimaire des Nations-Unies au Liban (FINUL). Sa patrouille a été prise pour cible lors d'une mission de reconnaissance d'itinéraire visant à réaliser le ravitaillement d'un poste de Casques bleus isolé.

Une force de l’ONU créée en 1978

Cette force de maintien de la paix a été créée en 1978, dans le contexte de «l’opération Litani». À l’époque, Tsahal effectuait sa première incursion dans le sud du Liban, pénétrant sur une profondeur d’environ 40 km. L’objectif : repousser l'Organisation de libération de la Palestine au-delà du fleuve Litani, vers Saïda ou Beyrouth. 

Une opération condamnée à l'époque par l’ONU en vertu de la résolution 425 du Conseil de Sécurité. Ce dernier avait alors demandé expressément à Israël de retirer ses forces sur le territoire libanais. Pour veiller au bon déroulé des opérations, les Nations Unies ont alors envoyé une force d’interposition dans la région, la Finul. Cette dernière était alors composée de près de 2.000 soldats.

En 2000, les Casques bleus jusque-là témoins des opérations sud du Liban, ont ensuite été déployés à la frontière.

Un rôle renforcé depuis 2006

Son rôle a été renforcé depuis le conflit de 33 jours qui a opposé le Hezbollah à Israël durant l'été 2006. Cette mission de l’ONU se compose alors de 10.000 casques bleus, chargés de contrôler la cessation des hostilités et d’accompagner les forces armées libanaises.

Concrètement, les soldats doivent patrouiller le long de la ligne bleue pour surveiller qu’aucune violation de cette frontière entre Israël et le Liban n’ait lieu. Loin d’être circonscrite à cette seule mission, la force de maintien de la paix doit œuvrer à la cessation des hostilités et assurer aux civils un accès à l’aide humanitaire.

En plein cœur des conflits, leurs soldats sont parfois pris pour cible, entre attaques directes et tentatives d’intimidation. «Depuis 2023, la FINUL est réellement prise à partie par les deux belligérants, le Hezbollah et l’armée israélienne», a analysé Laurent Attar-Bayrou, ancien membre de l'organisation entre 1982 et 1983, sur CNEWS.

Une fin programmée au 31 décembre 2026

Alors que la mission doit être renouvelée chaque année, le Conseil de sécurité de l’ONU a voté à l’unanimité la fin de la FINUL prévue le 31 décembre 2026.

«Si elle n’est pas là dans cette zone tampon, est-ce que c’est l’armée libanaise qui va assurer la sécurité dans la région ? Est-ce que c’est l’armée israélienne ? Il n’y a qu’une force internationale qui peut l’assurer», a complété Laurent Attar-Bayrou.

En 2026, la Force intérimaire des Nations-Unies au Liban totalise plus de 7.600 hommes sur le terrain. Ces derniers proviennent de 48 pays dont la France, qui totalise plus de 600 soldats. Depuis sa création, la FINUL a enregistré 342 décès, dont une majorité de militaires.

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