Une flottille de petits bateaux rapides et maniables, conçus pour harceler le trafic maritime, a été déployée par les gardiens de la révolution iraniens. Ces navires attaquent les bateaux israéliens et américains le long de la côte du golfe Persique.
«Une flotte moustique» qui sème la terreur dans le détroit d'Ormuz. Déployée par les gardiens de la révolution iraniens, cette flottille de bateaux rapides et maniables harcèle le trafic maritime. Elle se compose de centaines d'embarcations dissimulées dans des bases côtières ou des grottes creusées sur le littoral.
Certaines peuvent atteindre jusqu'à 180 km/h et sont équipées de mitrailleuses, de lance-roquettes ou bien de drones.
«La marine du Corps des Gardiens de la Révolution iranienne fonctionne davantage comme une force de guérilla en mer. Au lieu de s'appuyer sur de grands navires de guerre et des batailles navales classiques, elle privilégie les attaques rapides et le harcèlement», explique le spécialiste de l'Iran Saeid Golkar, dans le New-York Times.
Peu coûteux et difficilement détectables par satellite, ces engins constituent un véritable danger, notamment pour les navires commerciaux qui ne sont pas équipés pour ce type de menace. Selon l'Organisation maritime internationale, au moins 20 navires ont été attaqués. Étant difficile à repérer, la marine des gardiens n'a que très peu revendiqué ces attaques.
L'organisation compterait environ 50.000 hommes, avec une présence sur de nombreuses îles parmi les 38 que possède l'Iran.
«On ne sait jamais vraiment ce qu'ils préparent ni quelles sont leurs intentions», indique l'amiral Gary Roughead, ancien chef des opérations navales américaines, toujours dans les colonnes du New-York Times.
Les forces terrestres des Gardiens de la révolution ont vu le jour en 1979, peu après la révolution islamique. Leur chef, Rouhollah Khomeini, ne faisait pas confiance au pouvoir en place pour protéger le nouveau gouvernement.