Bruno Retailleau veut «mettre au ban des nations européennes» l'Espagne. Cette annonce survient après celle du Premier ministre socialiste espagnol, Pedro Sanchez, qui souhaite une régularisation massive de près d'un demi-million de sans-papiers pour soutenir l'économie de son pays.
Le candidat des LR à la présidentielle, Bruno Retailleau, veut «mettre au ban des nations européennes» l'Espagne du Premier ministre socialiste, Pedro Sanchez, après son annonce de régularisation massive de près d'un demi-million de sans-papiers pour soutenir l'économie de son pays.
À rebours du durcissement migratoire observé dans une grande partie de l'Europe, l'Espagne a lancé il y a une semaine un vaste plan de régularisation de sans-papiers. «On ne peut pas supporter la régularisation massive telle que Pedro Sanchez la fait», a affirmé le patron des Républicains qui craint que les immigrés qui obtiennent des papiers en Espagne ne traversent ensuite la frontière pour rejoindre la France.
«Heureusement aujourd'hui l'Europe a changé»
Considérant la décision du gouvernement de centre gauche espagnol «contraire à l'esprit européen», il a promis de «rétablir les contrôles aux frontières», assurant que la France était autorisée à adopter ce genre de mesure en cas de «crise».
«Je mettrais l'Espagne au ban des nations européennes», a ajouté l'ancien ministre de l'Intérieur. Pour imposer cette mesure, le patron de LR compte sur les pays européens qui sont «en majorité» dirigés par la droite.
«Heureusement aujourd'hui l'Europe a changé», a-t-il estimé. L'Espagne est l'une des trois principales portes d'entrée de l'immigration en Europe, avec l'Italie et la Grèce, majoritairement via son archipel des Canaries, au nord-ouest de l'Afrique.