L'Australie a refusé ce samedi de rapatrier des ressortissants liés à des jihadistes présumés de Daesh, à la suite d'informations indiquant que certaines familles tentaient de rentrer chez elles depuis la Syrie.
Faut-il rapatrier des ressortissants liés, de près ou de loin, à l'organisation terroriste Daesh, lorsqu’ils émettent le souhait de rentrer dans leur pays d'origine après un passage en Syrie ? C’est une question de société qui divise, à laquelle l’Australie a choisi, ce samedi, de répondre en refusant le retour de ces expatriés.
Selon la chaîne publique ABC, quatre Australiennes ainsi que neuf de leurs enfants et petits-enfants avaient quitté vendredi le camp de Roj, dans le nord-est de la Syrie, et souhaitaient rentrer chez elles. Les forces syriennes les ont emmenées à Damas pour les aider à rentrer en Australie par avion, a-t-elle précisé.
une menace pour la sécurité nationale ?
«Le gouvernement ne rapatrie pas et ne rapatriera pas de personnes depuis la Syrie», a déclaré un porte-parole dans un communiqué. «Les personnes de ce groupe doivent savoir que si elles ont commis un crime et qu'elles rentrent en Australie, elles seront poursuivies avec toute la rigueur de la loi». La «priorité absolue» du gouvernement est la sécurité des Australiens et la protection des intérêts nationaux de l'Australie, a enfin souligné le porte-parole.
Ce groupe fait partie des 34 Australiens présents dans le camp qui ont échoué dans leur tentative de retour en février, en raison d'un problème de coordination avec le gouvernement syrien. Le Premier ministre australien, Anthony Albanese, avait alors déclaré qu'il ne leur apporterait aucune aide, affirmant : «On récolte ce que l'on sème».
Le rapatriement des familles des membres de Daesh suscite la controverse en Australie, certains responsables politiques mettant en garde contre la menace qu'elles représentent pour la sécurité nationale.