Une reprise des pourparlers entre les États-Unis et l’Iran serait aussi une bonne nouvelle pour Washington. En effet, même si la puissance américaine domine en Iran, le stock de munitions stratégiques commencent à diminuer.
Donald Trump risque de devoir trancher dans les prochaines semaines. En effet, si les États-Unis dominent militairement, en quelques semaines de conflit en Iran, Washington a engagé des quantités massives de missiles Tomahawk, de JASSM, de systèmes Patriot ou encore d’intercepteurs THAAD. Au point que plus de 50% de certains stocks d’avant-guerre auraient déjà été consommés.
Plusieurs centaines de Tomahawk auraient été tirés, près de 1.000 missiles JASSM ont été utilisés sur un stock estimé à 4.000, tandis que jusqu’à 1.430 missiles Patriot auraient été engagés alors que les Américains en disposeraient d'environ 2.300.
un coût estimé à près de 35 milliards de dollars
Selon plusieurs analystes, les Etats-Unis auraient encore les moyens de continuer la guerre en Iran. Mais le véritable risque est ailleurs, une guerre future plus intense où les stocks pourraient manquer. Du côté des finances, la guerre a déjà coûté jusqu'à 35 milliards de dollars, soit presque 900 millions par jour.
Et le Pentagone réclame désormais 200 milliards supplémentaires, une demande qui suscite des résistances au Congrès. Car au-delà de l'Iran, c'est toute la stratégie militaire américaine qui est en jeu.
Stocks insuffisants, production lente, il faudrait, selon les experts, jusqu'à 6 ans pour reconstituer pleinement les réserves. Un délai qui pourrait, en cas de crise majeure, limiter la capacité des Etats-Unis à défendre des zones clés comme Taïwan.