L’ancien président de la Corée du Sud, Yoon Suk-yeol, a été condamné en appel à sept ans de prison pour entrave à la justice.
Le dénouement d’une nouvelle chronique judiciaire. L’ancien président de la Corée du Sud, Yoon Suk-yeol, a été fixé sur son sort ce mercredi 29 avril. Jugé pour avoir provoqué la Corée du Nord en 2024, il a été condamné en appel à sept ans de prison pour entrave à la justice.
Actuellement en prison, l'ex-chef d'Etat de 65 ans avait déjà été condamné à la prison à vie en février pour «insurrection», après avoir tenté d'imposer la loi martiale en Corée du Sud en décembre 2024 et avoir envoyé l'armée au Parlement pour le museler. Il a notamment fait appel.
La condamnation rendue ce mercredi par la Cour d'appel de Séoul concerne donc un autre volet de cette même affaire.
Une peine plus lourde
Un tribunal de première instance avait prononcé en janvier une peine de cinq ans de prison, après avoir établi que l'ancien président avait utilisé des agents de la sécurité présidentielle pour empêcher sa propre arrestation.
Les deux parties avaient fait appel. Yoon Suk-yeol faisant valoir que les mandats d'arrêt à son encontre reposaient sur une «enquête illégale», et les procureurs spéciaux estimant, eux, que sa peine devrait être de dix ans compte tenu de la «gravité» des faits reprochés.
«L'accusé a non seulement cherché à entraver l'exécution légale des mandats par les procureurs et d'autres personnes», mais il «a également donné des instructions illégales à des fonctionnaires du service de sécurité présidentielle, qui sont des fonctionnaires nationaux, en tentant de les utiliser comme s'ils étaient des gardes privés pour sa protection personnelle», a abondé mercredi le juge de la cour d'appel.
Dans une troisième procédure, le parquet sud-coréen a requis vendredi 30 ans d'emprisonnement contre Yoon Suk Yeol pour «actes au profit de l'ennemi». L'ancien président était cette fois-ci accusé d'avoir envoyé des drones militaires au-dessus de la Corée du Nord en 2024 afin de la provoquer.