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Le Pentagone annonce le retrait d'ici un an de 5.000 soldats américains stationnés en Allemagne

Environ 36.000 soldats américains sont stationnés en Allemagne. [Kai PFAFFENBACH/REUTERS]

Après avoir fustigé les propos de Friedrich Merz sur la guerre en Iran, Donald Trump a décidé de retirer 5.000 soldats américains stationnés en Allemagne, a annoncé le Pentagone ce vendredi.

Des menaces mises à exécution. Ce vendredi 1er mai 2026, le Pentagone a annoncé le retrait de quelque 5.000 militaires américains stationnés en Allemagne d'ici à un an.

Donald Trump avait exprimé son agacement envers le chancelier allemand, Friedrich Merz. Le président américain a reproché à plusieurs pays européens un manque de soutien sur la guerre en Iran.

Un retrait «dans les six à douze prochains mois»

Alors que les efforts pour arriver à un règlement négocié du conflit sont au point mort, le gouvernement de Donald Trump a annoncé prévoir un désengagement d'une partie de ses troupes stationnées en Allemagne, soit près de 15% des quelque 36.000 soldats américains.

«Nous prévoyons que le retrait se termine dans les six à douze prochains mois», a assuré dans un communiqué Sean Parnell, porte-parole du ministère de la Défense.

Mardi 28 avril, Donald Trump avait réagi aux propos du chancelier Friedrich Merz. Le dirigeant allemand a assuré la veille que «les Américains (n'avaient) visiblement aucune stratégie» en Iran et que Téhéran «humiliait» la première puissance mondiale.

«Il pense que c'est OK que l'Iran se dote de l'arme nucléaire. Il ne sait pas de quoi il parle !», a alors lancé Donald Trump sur Truth Social.


Donald Trump souhaite également s'en prendre économiquement à l'Allemagne. Les droits de douane sur les véhicules importés aux Etats-Unis depuis l'Union européenne vont être relevés à 25% «la semaine prochaine».

L'Italie et l'Espagne également dans le viseur ?

Aussi, le président américain ne voit pas d'un bon œil le fait que les alliés européens des Etats-Unis ne veuillent pas contribuer logistiquement ou militairement à l'offensive israélo-américaine contre l'Iran ou à la sécurisation du stratégique détroit d'Ormuz, pratiquement verrouillé par Téhéran.

Plus largement, au fil de ses deux mandats, Donald Trump a enchaîné les critiques contre les pays européens sur le dossier de l'Otan, considérant un manque d'engagement dans leur propre défense. «On payait, selon moi, 100% du budget de l'Otan», avait estimé Donald Trump en janvier dernier au Forum économique mondial de Davos.

Depuis la fin de la Guerre froide, la présence américaine en Allemagne a été considérablement réduite, mais elle reste un pilier de sa politique de sécurité, en particulier depuis le début de la guerre en Ukraine.

Après s'en être pris à l'Allemagne, Donald Trump pourrait maintenant viser l'Italie et l'Espagne, en réduisant les forces américaines sur leur sol, toujours sur fond de guerre en Iran. «L'Italie n'a été d'aucune aide et l'Espagne a été odieuse, absolument odieuse», a-t-il affirmé.

Fin 2025, l'Italie comptait 12.662 soldats américains en service actif et l'Espagne 3.814, selon un décompte officiel.

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