La Chambre des représentants, à majorité républicaine, a adopté, mercredi 3 juin, une résolution visant à contraindre Donald Trump à arrêter la guerre en Iran.
Un vote essentiel ? Ce mercredi, la Chambre des représentants s’est prononcée en faveur d’un texte ordonnant à Donald Trump de stopper la guerre en Iran, trois mois après le début du conflit.
Adoptée à 215 voix contre 208, cette mesure a été soutenue par quatre députés républicains : Thomas Massie, élu dans le Kentucky, Brian Fitzpatrick, représentant de Pennsylvanie, Tom Barrett, pour le Michigan et Warren Davidson, élu dans l’Ohio.
Le vote de Jared Golden, représentant démocrate du Maine, a de son côté permis de donner l’unanimité à son camp. Il s'était précédemment opposé aux trois précédentes tentatives de vote pour limiter les pouvoirs militaires de Donald Trump au Moyen-Orient.
«Cette résolution enjoint le président à retirer les forces armées des Etats-Unis des hostilités contre la République islamique d'Iran à moins qu'une déclaration de guerre ou une autorisation du Congrès de recourir à la force militaire contre Téhéran ne l'y autorise expressément», indique le texte.
Un obstacle potentiel
Les élus démocrates de la commission des affaires étrangères ont salué après le vote «un message fort et sans équivoque à l'adresse de Donald Trump de la part des Américains». «Il est temps de mettre fin à cette guerre illégale et profondément impopulaire», ont-ils ajouté.
Une résolution similaire avait passé une étape clé de procédure au Sénat fin mai, et une adoption à la chambre haute pourrait avoir lieu dès cette semaine.
Pourtant, ce vote demeure symbolique, en raison du droit de veto du président américain. Veto que Donald Trump utiliserait sans doute pour empêcher la promulgation du texte.
Pour le contourner, un nouveau scrutin dans les deux chambres devrait alors être organisé et une majorité des deux tiers serait nécessaire.
Un scénario de victoire serait peu probable puisque les allées du Capitole, qui abrite les deux Chambres, sont majoritairement républicaines.