Au coeur d'une importante polémique depuis la mort du jeune étudiant de 18 ans, Henry Nowak, les autorités du Royaume-Uni sont également dans le viseur des Etats-Unis. Washington a vivement critiqué la gestion de cette affaire.
Des mots durs à l'encontre du Royaume-Uni. Washington (Etats-Unis) a durement condamné jeudi la gestion par le Royaume-Uni du meurtre d'un étudiant blanc par un homme sikh qui a déclenché de violentes manifestations en Grande-Bretagne.
«Le formatage idéologique et les pratiques policières à deux vitesses sont les symptômes flagrants du déclin de la civilisation», a dénoncé le département d'Etat sur X. «Les Etats-Unis présentent leurs condoléances à la famille d'Henry Nowak et au peuple du Royaume-Uni en ces temps troublés».
Ideological conditioning and two-tiered policing are glaring symptoms of civilizational decline. They must be rejected across the West.
The United States sends our condolences to the family of Henry Nowak and the people of the United Kingdom at this troubling time.— Department of State (@StateDept) June 4, 2026
De violentes manifestations dans le pays
Henry Nowak, 18 ans, est mort le 3 décembre 2025 après avoir été poignardé à plusieurs reprises alors qu'il rentrait d'une soirée à Southampton, sur la côte sud de l'Angleterre. Un jeune homme sikh de 23 ans, Vickrum Digwa, a été condamné lundi pour ce meurtre à la prison à vie assortie d'une peine de sûreté de 21 ans.
Il a menti aux policiers au moment des faits en déclarant avoir été victime d'une agression raciste et avoir agi en état de légitime défense après des insultes et des coups. Les agents l'ont cru et ont menotté Henry Nowak, qui était en train de succomber à ses blessures, en lui signifiant son arrestation.
Ce drame, et la diffusion de la vidéo de l'intervention filmée par la police, ont conduit l'extrême droite à accuser cette dernière de «préjugés anti-Blancs».
Depuis la médiatisation de l'affaire, la police britannique est dans l'oeil du cyclone. De violentes manifestations ont fait 11 blessés au sein des rangs des forces de l'ordre britanniques du côté de Southampton.
Pour faire face aux nombreuses critiques, la police a annoncé vouloir réexaminer ses directives contre le racisme afin que ce type d'incident ne soit plus possible à l'avenir.