Le Texas (Etats-Unis) fait face à un parasite «mangeur de chair» affectant le bétail. Face à ce potentiel début d’épidémie, l’État américain a pris des mesures exceptionnelles tandis que le Canada a décrété une interdiction temporaire d'importation.
Le Texas en alerte. Le ministère américain de l'Agriculture a annoncé vendredi qu'un second cas de parasite «mangeur de chair» avait été détecté chez un veau, après un premier cas quelques jours auparavant. En conséquence de quoi, une série de mesures a été décrétée pour éviter une épidémie.
Le ministère «a confirmé une seconde détection de la lucilie bouchère du Nouveau Monde chez un veau d'un mois dans le comté de Zavala au Texas, à environ 9 kilomètres du premier cas», a écrit sur X un compte gouvernemental dédié au suivi de ce parasite.
🚨 With the recent detection of New World screwworm in a 3-week-old bovine in Zavala County, TX, USDA urges residents to contact your veterinarian right away if you see any suspicious wounds, maggots, or infestations in your animals or herd.
If you see signs of maggot… pic.twitter.com/lxxsjIgDcb— Dept. of Agriculture (@USDA) June 4, 2026
Alors que le parasite avait été éradiqué depuis soixante ans sur le sol américain, les autorités ont mis en place l'état de catastrophe face à la potentielle apparition d’une épidémie. «Cela risque de s'étendre tout au long de l'été», a dit craindre le gouverneur du Texas Gregg Abbott, pour se justifier.
Parmi les mesures, ont été décrétés la création d'une zone de quarantaine de 20 kilomètres autour des cas, ainsi que le largage de millions de mouches stériles.
Le Canada interdit l'importation de bétail
Dans la foulée de ces annonces, l'agence canadienne d'inspection des aliments a annoncé dans un communiqué de presse avoir interdit temporairement l’importation du bétail en provenance du Texas. Cette dernière a indiqué avoir découvert des vers à vis mangeurs de chair dans de la viande de veau dans au moins deux morceaux de viande.
De fait, «les animaux originaires du Texas ou y ayant séjourné au cours des 21 jours précédant leur passage à la frontière ne seront pas acceptés au Canada», a décrété l’agence. Cela s’inscrit dans une logique de neutralisation du parasite avant qu’il ne se développe et qu’il ne se propage sur les autres viandes présentes sur le sol canadien.
Ces vers à vis mangeurs de chair sont en réalité les larves de la lucilie bouchère, une mouche parasite qui pond ses œufs dans les plaies et muqueuses des «animaux à sang chaud» tels que les bovins. Lorsque les œufs éclosent, ces derniers s’enfoncent dans la chair de l’animal et finissent par le tuer si aucun traitement ne lui est administré.