Le trafic aérien mondial a reculé de 3,4 % en avril 2026, selon un rapport de l’IATA publié jeudi. Une conséquence directe de la guerre au Moyen-Orient, alors que le conflit est entré dans son 100e jour ce dimanche.
Alors que la guerre au Moyen-Orient est entrée dans son 100e jour ce dimanche 7 juin 2026, le transport aérien de passagers a baissé dans le monde en avril, avec des avions moins remplis, selon les chiffres de l’organisation du secteur (IATA) publiés jeudi.
L’Association du transport aérien international, qui regroupe plus de 370 compagnies assurant 85 % du trafic, a fait état d’une baisse de 3,4 % sur un an, exprimée en passager-kilomètre payant (RPK). Le taux de remplissage a reculé de 0,4 point sur un an, à 83,1 %.
Ne pas dissuader les voyageurs
Le contexte instable entre les États-Unis et l'Iran, le prix élevé du kérosène et l’anticipation des voyageurs forcent les compagnies aériennes à s’adapter.
«Les données avancées des programmes de vol montrent une réduction de l’offre, indiquant que les compagnies aériennes cherchent à trouver un équilibre entre coûts élevés du carburant et affaiblissement de la demande», a indiqué le directeur général de l’IATA, Willie Walsh.
Depuis le début du conflit, les compagnies communiquent peu afin de ne pas dissuader les voyageurs de réserver des billets pour les mois les plus cruciaux de l’année, soit juillet et août. Pourtant, la compagnie Emirates a supprimé en l’espace d’une semaine près d’un vol sur six de son programme de juin, selon les données des cabinets Cirium et OAG.
«La situation pour le transport aérien reste fortement volatile. Le coût du kérosène a plus que doublé en avril par rapport à février, ce qui entraîne une hausse des prix des billets», a conclu Willie Walsh. Aux États-Unis, premier producteur mondial de pétrole brut, le trafic intérieur a connu une baisse de 0,6 % sur un an en avril, signe que l’avion a perdu en popularité.