Dans la nuit du 5 au 6 juin, le débarquement de Normandie surprenait les Allemands et permettait d'entamer la libération de la France. A l'origine de cet événement, un détail a peut-être fait la différence...
L'histoire est affaire de pure contingence, comme l'écrit Christian Grataloup géohistorien de renom. A en croire les spécialistes, le 6 juin 1944, date du débarquement allié sur les plages normandes, n'y échappe pas. Moments d'Histoire revient sur ce passage décisif de la guerre et met en lumière l'importance des décisions d'Adolf Hitler ce jour-là. Ou plutôt son absence de décision.
Quand les alliés débarquent, Hitler dort
Avant même de poser pied en Normandie, les alliés avaient remporté une première bataille : celle de l'espionnage. Grâce aux travaux coordonnés des Britanniques et des Américains, Hitler était convaincu que le débarquement aurait lieu dans le Nord-Pas-De-Calais et y concentrait l'ensemble de ses forces. Mais en plus de cette erreur de jugement, le «Reich Führer» a joué de malchance : la veille du débarquement, il s'endormi très tardivement (4 heures du matin) et n'était donc pas réveillé au moment fatidique des premiers combats.
Personne n'osant le reveiller dans le camp allemand, la situation dura de longues heures avant qu'Hitler ne finisse par se réveiller et ne prenne conscience des événements. Même face à la situation, Hitler resta fidèle à ses convictions et cru que le débarquement normand était un leurre pour masquer une offensive future dans le Nord. Nouvelle erreur.
Le début de la fin pour les Allemands
Après la réussite de l'opération «Overload», les alliés ont connu un enchainement de victoires probantes : les Américains atteignaient Cherbourg quelques jours plus tard, puis lançaient le débarquement de Provence d'aout 1944. Paris fut libéré le 25 août 1944, puis Toulon le jour suivant, et Lyon le 3 septembre.
De nombreux historiens analysent le débarquement allié comme la faillite d'Hitler et pensent que s'il n'avait pas commis d'erreur stratégique, il aurait été en mesure de contenir l'assaut ennemi. De quoi inspirer de nombreuses uchronies, encore aujourd'hui.