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Payer pour s'asseoir à côté de ses enfants : quelle est cette mesure de Ryanair qui fait l'objet d'une enquête ?

Les parents doivent débourser 9,27 euros pour s'asseoir à côté de leurs enfants. [REUTERS/Alexandros Avramidis/File Photo]

Le régulateur britannique de la concurrence va enquêter sur les pratiques commerciales de Ryanair qui factuererait aux parents le fait de s'asseoir à côté de leurs enfants dans l'avion. 

Débourser plus d'argent pour s'asseoir à côté de ses enfants ? C'est une stratégie qui serait mise en place par la compagnie aérienne Ryanair. Le régulateur britannique de la concurrence (CMA) a annoncé, ce jeudi 11 juin, l'ouverture d'une enquête contre la compagnie à bas coût sur les frais facturés aux parents pour s'asseoir à côté de leurs enfants, afin de déterminer s'il s'agit «d'une clause contractuelle abusive». 

«Les conditions générales de Ryanair exigent qu'au moins un parent soit assis avec ses enfants âgés de 2 à 11 ans» en réservant un «siège familial» payant alors que «pour tous les autres passagers, la réservation de siège est facultative», indique la CMA dans un communiqué.

Ces frais s'élèvent généralement à environ 8 livres (9,27 euros) par trajet, selon le régulateur, qui rappelle que cette pratique est bannie en Italie, mais «utilisée sur la majorité des liaisons de Ryanair au départ du Royaume-Uni». 

Une enquête «fallacieuse»

L'entreprise a dénoncé une enquête «fallacieuse», assurant dans une déclaration transmise à l'Agence France-Presse «respecter pleinement l'ensemble des lois et réglementations applicables» et ne facturer «aucun frais» pour jusqu'à quatre sièges enfants sur une réservation - les parents n'ayant à payer «qu'un seul siège réservé» pour un adulte. 

Selon la CMA, c'est pourtant la seule grande compagnie au départ du Royaume-Uni à imposer ce type de frais - qui ne s'appliquent en outre pas systématiquement : «dans un nombre limité de cas, des parents peuvent être assis à côté de leurs enfants sans frais supplémentaires». 

Le régulateur, qui rendra compte de l'avancée de son enquête d'ici à six mois, précise n'avoir à ce stade «tiré aucune conclusion quant à savoir si Ryanair a enfreint la loi».

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