Israël est accusé par le Liban d'avoir utilisé du «glyphosate à des niveaux de concentration élevés» dans trois villages frontaliers en février dernier.
Dans une lettre adressée à l'ONU, dimanche 14 juin, le Liban a accusé Israël d'avoir pulvérisé «à des niveaux de concentration élevés», du glyphosate, un puissant herbicide dans trois villages frontaliers avec l'État hébreu.
Le ministère libanais des Affaires étrangères dit s'appuyer sur un rapport scientifique du CNRS libanais. Les relevés effectués dans les champs de ces trois villages «dépassent largement» les taux habituels. Un incident qui s'est déroulé en février, avant le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien le 2 mars.
À cette époque, la mission de maintien de la paix de l'ONU au Liban avait dit avoir été informée par Israël de son intention d'épandre une «substance chimique non toxique» près de la frontière, lui recommandant de mettre à l'abri les Casques bleus. Le président libanais, Joseph Aoun, avait alors dénoncé cet épandage comme une «violation flagrante de la souveraineté libanaise et un crime environnemental et sanitaire».
Le Conseil de sécurité saisi
Dans sa communication, la diplomatie libanaise indique également avoir saisi le Conseil de sécurité au sujet des attaques israéliennes en cours contre son pays et notamment concernant «le ciblage d'un véhicule de l'armée libanaise» début juin qui a tué deux officiers en service et un soldat.
Soulignant la poursuite de négociations directes entre Israël et le Liban visant à mettre fin aux hostilités, elle met en garde sur le fait que «le ciblage par Israël de membres de l'armée libanaise sape directement ces efforts diplomatiques».