Lors du salon VivaTech, qui s'est ouvert ce mercredi 17 juin à Paris, Jeff Bezos a exprimé son souhait de rendre à la Terre son état d'avant Révolution industrielle, en envoyant les industries polluantes loin d'elle, dans l'espace.
Faire revenir la Terre à son état préindustriel, est-ce possible ? C'est en tout cas le souhait de Jeff Bezos, fondateur d'Amazon désormais engagé dans la conquête spatiale. Lors de la dixième édition du grand salon international de l'innovation Vivatech, qui se tient dès ce mercredi et jusqu'au samedi 20 juin à Paris, le multimilliardaire a détaillé son rêve de rendre la planète à son état d'avant l'ère industrielle en implantant les activités polluantes dans l'espace.
«Si le voyage spatial devient suffisamment fiable et bon marché, et si nous pouvons obtenir nos matières premières d'astéroïdes et d'objets proches de la Terre et de la Lune, alors cette planète-jardin pourra être rendue à son état d'avant la Révolution industrielle», a-t-il assuré.
Un rêve lointain
Dans cette perspective, Jeff Bezos mise sur un «rêve», celui que «toutes les industries polluantes puissent être implantées loin de la Terre». Une vision cohérente avec ses investissements dans le domaine. Pour rappel, l'ancien PDG d'Amazon a fondé en 2000 la société spatiale Blue Origin qui ambitionne d'atteindre à terme une centaine de lancements par an.
Selon lui, la dégradation de l'environnement constitue «la seule chose dans laquelle le monde est pire aujourd'hui qu'il ne l'était il y a 500 ans». A l'inverse, il souligne les progrès réalisés en matière d'éducation, de réduction de la pauvreté et de mortalité infantile.
L'IA, créatrice d'emplois ?
Dans ce contexte, le multimilliardaire a assuré que l'IA ouvrait des perspectives inédites, bien qu'il n'ait pas soulevé les questions environnementales qu'elle suppose. L'ONU rappelle que l'IA pourrait faire doubler la consommation d'énergie et d'eau des centres de données d'ici à 2030.
Malgré ces inquiétudes, Jeff Bezos se veut résolument optimiste. A l'en croire, l'IA ne devrait pas détruire des emplis mais au contraire provoquer une pénurie de main-d'oeuvre. «Elle va rendre possible pour les gens d'identifier encore plus de problèmes que nous avons, et une gamme infinie de choses à inventer», a-t-il déclaré.
Pour rappel, Blue Origin a déjà essayé plusieurs échecs dans sa course à la conquête spatiale, le dernier en date correspondant à l'explosion de la fusée New Glenn lors d'un essai au sol fin mai. Jeff Bezos avait assuré qu'il s'agissait simplement là d'un contretemps.