Présentées à VivaTech 2026, les LifePods sont des capsules de survie développées par l'entreprise française Momentum Technologies. Leur concepteur, Cédric Choffat, a détaillé à CNEWS le fonctionnement et les ambitions de ces refuges destinés à faire face aux situations extrêmes.
Et si demain, quelques mètres carrés d'acier pouvaient faire la différence entre la vie et la mort ? À l'heure où les catastrophes naturelles se multiplient et où les questions de sécurité occupent une place croissante dans le débat public, une entreprise française mise sur un concept pour le moins inédit : des capsules de survie capables de protéger leurs occupants face à des situations extrêmes.
Baptisées LifePods, elles seront l'une des curiosités de la VivaTech 2026, qui se tiendra du 17 au 20 juin à Paris-Saclay. Derrière ce projet se trouve Momentum Technologies, une entreprise française spécialisée dans les solutions de protection face aux risques majeurs. Son ambition : proposer un refuge capable d'être utilisé lorsque les infrastructures traditionnelles deviennent inopérantes ou insuffisantes.
Des capsules adaptées aux risques
Deux modèles seront présentés lors du salon. Le premier, baptisé B-01, est une capsule terrestre conçue pour faire face à plusieurs types de menaces, notamment les attaques armées, les explosions ou encore les incendies.

Le second, le W-01, a été imaginé pour les catastrophes naturelles. Cette capsule flottante est destinée à protéger ses occupants en cas d'inondation, de submersion ou de tsunami.

L'idée n'est pas née dans un laboratoire ou un bureau d'études, mais à plusieurs milliers de kilomètres de la France. Son concepteur, Cédric Choffat, a expliqué avoir été marqué par les images du tsunami qui a frappé le Japon en 2011.
«Quand j'ai vu flotter les voitures dans les rues avec les gens prisonniers à l'intérieur, je me suis dit qu'il était surprenant qu'il n'existe pas ce type de dispositif de dernier recours quand il n'y a plus d'échappatoire possible», a-t-il confié à CNEWS.
Si le concept a commencé à germer à cette époque, le projet n'a réellement pris forme qu'en mai 2025.
Des familles aux diplomates
Contrairement à ce que leur apparence peut laisser penser, ces capsules ne visent pas uniquement les gouvernements ou les grandes entreprises. «Mon objectif premier est de pouvoir protéger les familles de la classe moyenne», assure le dirigeant, qui explique avoir voulu créer une solution «facile à installer, sans travaux» et utilisable à proximité d'un domicile.
Les LifePods pourraient toutefois trouver leur place dans des contextes bien plus variés. Diplomates, responsables politiques, cadres expatriés dans des zones instables ou encore sites industriels sensibles figurent parmi les usages envisagés par l'entreprise.
Commercialisées entre 25.000 et 40.000 euros selon les modèles et le niveau de protection choisi, les capsules ont été conçues pour être rapidement déployées. Toutes peuvent être transportées par camion, train ou conteneur maritime, un argument mis en avant par la société pour se distinguer des bunkers traditionnels.
Une autonomie de 48 heures
La capsule terrestre B-01 a déjà fait l'objet de premiers essais. Selon Momentum Technologies, elle a obtenu une certification VPAM PM7, un standard de protection balistique correspondant à des munitions perforantes de Kalachnikov.
À l'intérieur, les occupants disposent d'un espace de confinement pensé pour tenir jusqu'à 48 heures. «Vous pouvez parfaitement rester 48 heures dedans si vous avez à manger, à boire et des moyens de communiquer», affirme Cédric Choffat.
Pour surveiller l'extérieur sans s'exposer, l'entreprise a également fait le choix d'abandonner les fenêtres ou hublots. À la place, un système d'endoscope permettrait d'observer les alentours depuis l'intérieur de la capsule. Pour rappel, un endoscope est une petite caméra montée sur une sonde flexible permettant d'observer l'extérieur.
D'autres versions sont déjà à l'étude. Une déclinaison destinée aux incendies, baptisée «Fireman», pourrait voir le jour pour les pompiers et les situations de feu intense. Une capsule conçue pour les tremblements de terre est également en développement, tandis qu'une version NRBC (arme nucléaire, radiologique, biologique ou chimique) figure parmi les projets les plus ambitieux de l'entreprise.
Reste désormais à savoir si ces capsules trouveront leur public. Entre tensions géopolitiques et multiplication des catastrophes climatiques, leur créateur estime répondre à une «préoccupation grandissante». «Ce que nous souhaitons protéger, c'est la vie avant tout», a-t-il conclu.