En France, les conditions pour exercer dans le périscolaire sont minimes. Dans certains pays étrangers, le gouvernement est beaucoup plus ferme pour recruter ce personnel qui s'occupe des enfants.
Depuis la médiatisation des scandales liés aux violences sexuelles dans le périscolaire à Paris, plusieurs questions demeurent, la première étant : comment est recruté le personnel ? En France, le recrutement est géré par la municipalité. Les critères requis sont faibles : aucun diplôme n'est nécessaire. Il suffit d'être majeur et d'avoir un casier judiciaire vierge. Dans certains pays étrangers, les conditions sont plus strictes.
En matière de recrutement dans le service de la petite enfance, le Royaume-Uni est souvent cité car le profil du candidat est soumis à un contrôle renforcé, appelé «Inhanced DBS Check». Il s'agit d'un document comportant toutes les informations détenues par la police.
Les condamnations pénales y sont inscrites, mais aussi toutes les retranscriptions jugées nécessaires en matière de protection de l'enfance, même s'il n'y a pas eu condamnation. Le Royaume-Uni vérifie aussi la Children's Bar List, le fichier national des personnes interdites de travailler avec des mineurs.
Empreinte digitale, certificat spécial...
Aux États-Unis, la procédure est encore plus sécurisée. Après avoir vérifié les antécédents judiciaires et la liste des délinquants sexuels, le candidat doit se soumettre à une prise d'empreinte digitale.
L'Espagne, de son côté, exige un certificat spécifique pour les infractions sexuelles. Ce document atteste que la personne n'est pas enregistrée dans le registre central des délinquants sexuels.
Au Danemark, il est impossible d'embaucher ou d'employer une personne sans le certificat relatif aux enfants. Il porte sur les infractions sexuelles commises sur des enfants de moins de 15 ans. Il est obligatoire pour les clubs sportifs, les garderies, les écoles et les jardins d'enfants.