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Périscolaire à Paris : un animateur relaxé d'agressions sexuelles par le tribunal correctionnel

Le tribunal correctionnel a rendu sa décision ce mardi. [Nicolas Guyonnet / Hans Lucas/AFP]

Poursuivi pour agressions sexuelles sur mineurs, un animateur d’une école parisienne a été relaxé par le tribunal correctionnel ce mardi, qui a estimé que l’infraction n’était pas suffisamment caractérisée. 

Nicolas G., un animateur d'une école parisienne âgé de 47 ans et poursuivi pour agressions sexuelles sur mineurs, a été relaxé ce mardi 16 juin par le tribunal correctionnel de Paris. L'affaire du jour revêt en effet une importance particulière puisqu'il s'agit du premier dossier jugé depuis la multiplication des accusations de violences dans le périscolaire parisien. 

Si le tribunal correctionnel a relevé un «comportement inapproprié» du prévenu et a constaté que «les éléments fournis par l'enquête n'ont pas permis de démontrer le caractère humiliant et dégradant des gestes reprochés», la justice a néanmoins jugé que l’infraction était insuffisamment caractérisée et que l’agent municipal «aurait dû faire l'objet de rappels à l'ordre» et d'une «formation». 

Lors de l'audience du 5 mai, qui s'était déroulée à huis clos, une peine de dix-huit mois d'emprisonnement avec sursis avait été requise par le procureur à l'encontre de l'animateur. Reste à savoir désormais si le ministère public fera appel de la décision prononcée ce mardi par le tribunal correctionnel. 

Selon l'accusation, le prévenu avait coutume de surnommer certains enfants «la plus belle», «mon cœur», «mon trésor», ainsi que de leur raconter des histoires de viol, de prendre l'une des élèves sur ses genoux ou de toucher la poitrine d'une autre. «Je te ferais des bisous partout si je pouvais», avait-il encore supposément lancé à l'une des fillettes, tel que les enfants l'avaient rapporté à leurs parents. A la suite de ces faits, l’agent avait été suspendu en octobre 2024 et placé sous contrôle judiciaire. 

Selon un bilan établi en avril 2026, depuis le début de l'année en cours, 78 agents ont été suspendus dans les écoles de la capitale, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles. 

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