Dans une interview accordée au Parisien dimanche 20 juin, Flavie Flament s'est exprimée sur l'affaire Duhamel, dont l'enquête a été classée sans suite.
« Le rallongement des délais de prescription a permis de porter plainte 30 ans après la majorité en cas d’agression sexuelle de mineur de moins de 15 ans, mais ce n’est pas rétroactif. Il faut encore progresser, peut-être vers l’imprescriptibilité : d’un point de vue philosophique, je suis pour et j’espère que cela sera applicable au niveau législatif », déclare Flavie Flament, avant d’ajouter : « L’affaire Duhamel est une nouvelle injustice qui vient marteler cette vérité crue : les victimes de crimes sexuels aujourd’hui ne sont pas protégées ».
Selon l’animatrice, qui avait révélé en 2016 avoir été violée durant son enfance par le photographe David Hamilton, « la loi n’est pas forcément la justice », et l'affaire Olivier Duhamel en est « une effroyable démonstration ». « Un homme avoue avoir commis des crimes sexuels sur un jeune garçon et, au nom de l’application stricte de la loi, il peut dormir tranquille », a-t-elle déploré.
« J’espère que cela permettra au législateur de se remettre en question sur ces sujets. Nous, on était une dizaine de victimes de David Hamilton, on ne nous a pas écoutées. Il y a des injustices nécessaires. J’ai été sacrifiée sur l’autel de la progression des délais de prescription pour faire évoluer les choses. La justice doit s’humaniser, implore-t-elle, car la loi est froide et c’est d’une violence infinie pour les victimes».
![Pour l'animatrice, le combat pour défendre les droits des victimes de viols est loin d'être achevé. [Capture Twitter @cavousf5/France 2]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/flavie_flament_5fb634564027d_0.jpg?itok=5rmQ7WxN)