Le patron de Twitter Elon Musk a réagi à la montée en puissance du réseau social Threads, devenu le principal concurrent de l'oiseau bleu, et menace d'attaquer Meta, la maison mère, en justice.
Vers un bras de fer Elon Musk - Mark Zuckerberg ? Alors que le dirigeant du groupe Meta (Instagram, Facebook et WhatsApp) Mark Zuckerberg s'est récemment ému de la réussite précoce de son nouveau réseau social Threads, Elon Musk a de son côté menacé d'attaquer le groupe pour avoir enfreint des secrets industriels. Ce lundi 10 juillet, Threads a dépassé le nombre de 100 millions d'utilisateurs, seulement cinq jours après son lancement officiel, selon le site Quiver Quantitative qui regroupe les données boursières des entreprises. En comparaison, Twitter, qui est en ligne depuis 2006, compte actuellement un peu plus de 350 millions d'utilisateurs.
Pour Mark Zuckerberg, cette arrivée tonitruante avait été célébrée, et propice à plusieurs tacles envoyés à celui qui avait racheté Twitter en octobre 2022.
«Cela prendra du temps mais je pense qu'il devrait y avoir une appli de conversations avec au moins un milliard de gens dessus. Twitter a eu l'occasion de le faire mais n'a pas réussi. Nous espérons y arriver», avait écrit le PDG de Meta jeudi dernier.
«La tricherie est un problème»
Si Elon Musk avait alors répondu à son rival, reprenant un tweet comparant le logo de Threads à un «ver solitaire», et ajoutant que cette ressemblance était aussi valable «sur le plan métaphorique», le PDG de Tesla a surtout envoyé une lettre d'accusation à Meta. Dans ce courrier d'avocat envoyé par la maison mère de Twitter, l'entité baptisée X Corp, il dénonce des attitudes illégales, et notamment des infractions au droit de la propriété intellectuelle de la part de Meta.
Dans le détail, Twitter reproche à Meta d'avoir «recruté des dizaines de leurs collaborateurs», et a mis en demeure le groupe dirigé par Mark Zuckerberg d'en finir avec les actes dénoncés. «La concurrence n'est pas un problème. La tricherie en est un», a ainsi estimé Elon Musk.
![En France, et dans l’Union Européenne de manière plus générale, l’application n’est pas encore disponible en raison de la réglementation sur le traitement des données. [ REUTERS/Dado Ruvic/Illustration]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/2023-07-06t140321z_435353126_rc2px1a3jbm9_rtrmadp_3_meta-threads-taille1200_64a7c7309bccc_0.jpg?itok=s4mgwQ5-)