À la veille de l'ouverture officielle des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, retour en images sur les photos qui ont fait l'histoire de cet événement sportif incontournable.
le sacre du «roi carl» (los angeles - 1984)

Avec quatre médailles d'or, Carl Lewis est le roi incontesté des JO de Los Angeles 1984. Dans le Memorial Coliseum de Los Angeles, l'athlète américain de 23 ans a remporté le 100m, le 200m, le saut en longueur et le relais 4x100m, imitant ainsi Jesse Owens, l'idole de son enfance. «King Carl» est l'un des plus grand athlètes de tous les temps.
la note parfaite de nadia comaneci (montréal - 1976)

Le 19 juillet 1976 au Canada, la gymnaste prodige Nadia Comaneci a créé la sensation aux JO de Montréal, en obtenant la note maximale de 10 après un enchaînement parfait aux barres asymétriques, une première olympique. Au cours de ces Jeux, la frêle femme-enfant roumaine de 14 ans a réitéré cet exploit, obtenant un 10 à six autres reprises. Au total, la «petite fée» des Jeux de Montréal s'est adjugée cinq médailles, trois en or (au concours général, aux barres asymétriques et à la poutre), une d'argent par équipe et enfin une de bronze au sol.
le doublé historique de marie-josé pérec (atlanta - 1996)

Aux JO d'Atlanta 1996, Marie-José Pérec est parvenue à conserver le titre olympique du 400m, en remportant haut la main la course en 48'25 devant l'Australienne Cathy Freeman. La Française est devenue la première coureuse à gagner le 400m à deux reprises, ce qui ne s'était jamais produit ni chez les hommes ni chez les femmes. Trois jours plus tard, la sprinteuse guadeloupéenne de 28 ans a créé la surprise en réalisant un exceptionnel doublé en dominant la finale du 200m, distance qui n'était pourtant pas sa spécialité.
la victoire pieds nus d'abebe bikila (rome - 1960)

Jeune fils de berger des hauts plateaux éthiopiens et ancien soldat de la garde impériale d'Haïlé Sélassié, l'inconnu Abebe Bikila a stupéfié le monde entier en remportant pieds nus le marathon en 2h15'16", pulvérisant au passage le record du monde, aux JO de Rome, le 10 septembre en 1960. Au coude à coude avec le Marocain Abdeslam Radi, le coureur éthiopien de 28 ans est parvenu cependant à le distancer pour franchir tout seul la ligne d'arrivée sous l'Arc de Constantin. La victoire d'Abebe Bikila constitue tout un symbole, 25 ans après l'invasion de l'Éthiopie par l'Italie fasciste de Mussolini. Il est le premier athlète d’un État indépendant africain médaillé d'or olympique. De plus, sa victoire a marqué le début de la domination des pays de l'Est africain sur les courses de fond.
le choc du podium «black power» (mexico - 1968)

Pendant l'hymne américain, les athlètes Tommie Smith, médaille d'or, et John Carlos, médaille de bronze, ont baissé la tête et levé leur poing ganté de noir, en signe de protestation à la ségrégation raciale aux Etats-Unis, lors de cérémonie de remise des médailles du 200m, dans le stade olympique de Mexico, le 16 octobre 1968. Pour cette dénonciation silencieuse sur le podium, les deux champions noirs ont été suspendus par le comité olympique américain et bannis du village olympique avec l'obligation de quitter le Mexique sous 48 heures. A noter que Peter Norman, le médaillé d'argent australien, a participé à leur geste de protestation en arborant sur sa veste de survêtement, le badge «The Olympic Project for Human Rights» distribué par les coureurs américains.
LE GRAND HUIT DE michael phelps (PÉKIN - 2008)

En grande forme, le nageur Michael Phelps a battu sept records du monde et a remporté huit médailles d'or aux Jeux Olympiques de Pékin 2008. L'Américain de 23 ans a battu le record du plus grand nombre de médailles d'or décrochées par un seul sportif lors d'une seule édition des JO, en surpassant d'une médaille d'or de plus, son compatriote Mark Spitz, à Munich, en 1972. Le «poisson volant» de Baltimore a eu une carrière d'une longévité exceptionnelle pour un nageur : aux Jeux de Londres 2012 puis à ceux de Rio en 2016, il est devenu à 31 ans le sportif le plus titré de l'histoire des Jeux, totalisant 28 médailles olympiques dont 23 d'or.
le camouflet de jesse owens à hitler (berlin - 1936)

Le légendaire Jesse Owens restera à jamais attaché aux JO de Berlin en 1936 quand, dans un stade tout acquis à la cause nazie et sous les yeux d'Adolf Hitler, il a écrit l'une des plus fabuleuses pages de l'histoire olympique en remportant quatre médailles d'or sur 100 et 200m, au saut en longueur et dans le relais 4x100m. L'exploit de l'athlète noir américain de 23 ans a ruiné la démonstration tant espérée par le IIIe Reich du Führer, de la supériorité aryenne sur les autres «races», et a participé à la fierté des noirs américains dans leur combat pour être reconnus comme des citoyens à part entière aux États-Unis.
le saut révolutionnaire de dick fosbury (mexico - 1968)

Dick Fosbury est entré dans l'histoire de l'athlétisme avec son fameux «flop», spectaculaire et atypique passage de barre sur le dos en saut en hauteur, lors de JO de Mexico 1968. Alors que tous les autres athlètes utilisaient celles du rouleau ventral ou du ciseau, l'Américain a choisi d'innover en adoptant la technique de saut en dorsal, le «Fosbury Flop», toujours adopté depuis. Son saut à 2,24m, record olympique en prime, lui a rapporté l'or et la postérité d'une discipline dont il restera à jamais le grand révolutionnaire.
le triplé olympique des handballeurs français (tokyo - 2021)

Annulés en 2020 en raison de la pandémie de Covid-19, les Jeux de Tokyo se sont tenus l'année suivante. Les handballeurs français ont été sacrés champions olympiques après avoir battu le Danemark, double champion du monde, en finale des Jeux de Tokyo, au stade Yoyogi, en août 2021. En prenant leur revanche sur ces mêmes Danois qui les avaient privés du titre en finale à Rio en 2016, les Bleus ont décroché le troisième titre olympique de leur histoire. Les JO de Tokyo se sont achevés en apothéose pour le handball français puisque moins de 24 heures après l'équipe masculine, les Bleues se sont emparées de l'or olympique pour la première fois de leur histoire.
la tragique prise d'otages au village olympique (munich - 1972)

Le 5 septembre 1972, aux Jeux de Munich, un commando de huit hommes de l'organisation palestinienne Septembre noir s'est s'infiltré de nuit dans le pavillon d'Israël au village olympique, tuant deux Israéliens et en prenant neuf en otages. L'affaire s'est terminée en tragédie sur un aéroport voisin de Munich. Mal coordonnée, l'intervention de la police allemande s'est conclue par un bilan très lourd s'élevant à 17 morts : 11 Israéliens, 5 terroristes et 1 policier. Après 34 heures d'interruption et une sobre cérémonie funèbre au stade olympique, le président du CIO Avery Brundage a déclaré que «les Jeux doivent continuer».
le scandale ben johnson (Séoul - 1988)

Exceptionnel de puissance, Ben Johnson a gagné le 100m en 9'79, explosant au passage le record du monde, aux JO de Séoul 1988. Mais deux jours plus tard, le sprinteur canadien est disqualifié pour dopage car il a été testé positif aux stéroïdes anabolisants. Ben Johnson est le premier athlète de renommée mondiale à être disqualifié pour usage de drogues. Après sa disqualification, il a dû rendre sa médaille d'or qui a été remise à son grand rival, l'Américain Carl Lewis, permettant ainsi à celui-ci de conserver son titre olympique de 1984. En outre, il a écopé d'une suspension de deux ans et ses records sont rayés des tablettes. L'annonce de cette affaire a fait l'effet d'une bombe et Ben Johnson a dû quitter la capitale sud-coréenne comme un paria.
cathy freeman, l'icône aborigène (sydney - 2000)

49'11 : c'est le temps qu'il a fallu à Cathy Freeman pour remporter la finale du 400m lors des JO de Sydney 2000, mais c'est aussi l'un des moments les plus marquants de l'histoire du sport. A l'issue de sa course, l'Australienne vêtue de sa tenue intégrale si particulière et si reconnaissable, a effectué un long tour d'honneur avec en mains deux drapeaux, celui de l'Australie et celui de la minorité aborigène, dont elle est issue. Idole et symbole de réconciliation pour les Australiens, elle a eu l’honneur d’allumer la vasque olympique lors de la cérémonie d'ouverture des JO de Sydney.
le basket américain au sommet de son art (barcelone - 1992)

Pour la première fois aux Jeux olympiques à Barcelone en 1992, les Etats-Unis ont présenté une équipe de basket légendaire, réunissant des stars de la NBA telles que Michael Jordan, Magic Johnson, Larry Bird, Charles Barkley, Karl Malone, Patrick Ewing ou bien encore Scottie Pippen. Baptisée la «Dream Team», la sélection américaine a bousculé l'histoire du basket olympique en surclassant tous ses adversaires jusqu'à la médaille d'or. En effet, les basketteurs américains ont marqué plus de 100 points par match avec 30 points minimum d'avance. Sans surprise, le titre olympique vient couronner l'outrageuse domination de l'incroyable équipe américaine.
«l'éclair» usain bolt (pékin - 2008)

Usain Bolt est devenu le 16 août 2008 aux Jeux olympiques de Pékin l'homme le plus rapide du monde. Pour sa première finale olympique dans la discipline reine de l'athlétisme, le 100m, il s'est imposé en 9'69, battant son propre record du monde. Survolant l'épreuve, il s'est même permis de relâcher son effort à 20 mètres de la ligne d'arrivée et de se redresser. Le Jamaïcain de 22 ans a réalisé l'exploit de faire le triplé 100m, 200m et relais 4x100m à l'issue des JO de Pékin. Il réitérera cette prouesse aux Jeux de Londres 2012 et Rio 2016, performance inédite dans l'histoire de l'athlétisme. Véritable star mondiale, il s'est imposé par sa personnalité, son charisme et son sens du spectacle, notamment avec ce fameux geste pour fêter ses victoires où il mime l'éclair, en se penchant en arrière et en pointant le doigt vers le ciel.
bob beamon, un bond pour l'histoire (mexico - 1968)

Bob Beamon est l'auteur d'un des exploits les plus retentissants de l'histoire des JO. En effet, il a établi un fantastique record du monde de la longueur avec un saut historique à 8,90m, aux Jeux de Mexico 1968. L'athlète américain a amélioré le record mondial de 55 centimètres. Cette exceptionnelle performance de «BB» tiendra pendant près de 23 ans jusqu'aux 8,95m de Mike Powell, qui restent toujours inégalés à ce jour.