La police a temporairement interdit la baignade dans la station balnéaire espagnole de Guardamar del Segura, située sur la Costa Blanca, en raison de la présence d’un mollusque venimeux surnommé le «Dragon bleu». Sa piqûre peut notamment provoquer de graves réactions allergiques, y compris des chocs anaphylactiques.
Deuxième destination touristique mondiale après la France, l'Espagne attire chaque année plus de 90 millions de touristes, notamment séduits par ses paysages andalous et les nombreuses stations balnéaires du pays.
Toutefois, ce mercredi 20 août, les 11 kilomètres de plages de la station de Guardamar del Segura, dans la province d'Alicante, ont été interdits d'accès face à une menace inhabituelle : la présence du dragon bleu des mers.
Sur sa page Facebook, la police locale a signalé une «apparition massive» de ces spécimens. Le conseil municipal a mis en place une mesure préventive pour repérer les éventuels dragons bleus transportés par les courants marins et intervenir rapidement si nécessaire.

Le «glaucus atlanticus» de son nom latin, également appelé hirondelle de mer, est un mollusque marin d'une saisissante couleur bleue électrique et grise. Cette créature de 2 à 3 centimètres se nourrit principalement de méduses venimeuses et stocke le venin de ses proies, la rendant donc particulièrement dangereuse.
Les autorités espagnoles ont prévenu que «tout contact avec cet animal peut être dangereux», précisant qu'une piqûre peut provoquer «des brûlures douloureuses, des nausées, des vomissements» et, dans les cas les plus graves, des chocs anaphylactiques sévères.
La menace écartée pour le moment
Il est donc fortement déconseillé de toucher un dragon bleu, «même avec des gants», bien que les forces de l'ordre aient paradoxalement partagé des photos de l'animal tenu à main nue. En cas de piqûre, il faut rincer la zone à l'eau salée et se rendre au poste de secours ou au centre de santé le plus proche pour se faire soigner.
Rarement observé en Méditerranée, ce mollusque vit habituellement dans les mers tropicales et subtropicales, notamment certaines zones de l'océan Atlantique. On le trouve fréquemment autour des îles Canaries. Plus tôt cet été, une plage populaire de Lanzarote a été temporairement fermée à cause de la présence de cette limace marine.
Ces dernières années, des dragons de mer bleus ont parfois franchi le détroit de Gibraltar et ont été observés sur la côte orientale de l'Espagne, comme près de Guardamar et de la ville voisine de Torrevieja, où huit mollusques ont été aperçus durant l'été 2021. Des observations ont également été enregistrées en 2023.
La baignade a de nouveau été autorisée ce jeudi, mais «les services municipaux, dont la police et les services d'urgence, demeurent vigilants face à la situation», a expliqué le maire José Luis Saez.
Bandera AMARILLA en las playas de Guardamar tras el cierre del operativo de vigilancia especial, por la presencia de dos ejemplares de Dragón Azul.
Los servicios municipales, policía y socorrismo, siguen atentos a la evolución de la situación. #Playas#MedioAmbiente#Seguridadpic.twitter.com/v3bPRRQwuD— José Luis Sáez (@JoseLSaezPastor) August 21, 2025