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Imam de Pessac : le Conseil d'Etat rejette le recours d'Abdourahmane Ridouane et maintient son OQTF

Le Conseil d'État est la plus haute instance administrative. [AFP]

Le Conseil d'État a rejeté ce mardi 17 septembre le recours déposé par l'imam de la mosquée de Pessac (Gironde). D'origine nigérienne, Abdourahmane Ridouane contestait la mesure d'expulsion qui le visait.

Une décision attendue. Ce mardi 17 septembre, le Conseil d'État a rejeté le recours de l'imam nigérien Abdourahmane Ridouane visé par une procédure d'expulsion du territoire français. 

Selon les informations de CNEWS, le Conseil d'État a considéré que la mesure d'expulsion «ne porte pas une atteinte excessive à son droit au respect de sa vie familiale». En effet, l'imam de Pessac n'a pas d'enfant et est marié à une ressortissante marocaine. 

De plus, la haute instance administrative a jugé que la «mesure ne porte pas non plus une atteinte excessive à son droit à la vie», le traitement médical suivi par Abdourahmane Ridouane étant disponible au Niger. 

Le 10 août dernier, le tribunal administratif de Paris avait déjà rejeté un premier recours déposé contre l'expulsion d'Abdourahmane Ridouane (59 ans), qui dirige la mosquée Al Farouk, dans la banlieue de Bordeaux, et qui est considérée par les autorités comme «d'obédience salafiste».

Déjà sous le coup d'une assignation à résidence durant la période des Jeux olympiques, l’imam avait été interpellé chez lui le 8 août dans le cadre de l'arrêté ministériel d'expulsion. 

Des vidéos controversées sur les réseaux sociaux

Le ministère de l'Intérieur lui reprochait la diffusion sur les réseaux sociaux «d'une idéologie hostile aux valeurs et institutions de la République française», notamment des «publications à teneur antisémite et haineuse à l'encontre d'Israël et des juifs».

Au début du mois d'août, le tribunal administratif de Bordeaux avait ordonné aux autorités de «réexaminer» la demande de renouvellement de titre de séjour d'Abdourahmane Ridouane, restée sans réponse, et de lui délivrer un «récépissé» provisoire l'autorisant à travailler en France.

En juin, une commission d'expulsion du tribunal judiciaire avait, de son côté, donné un avis consultatif défavorable concernant sa possible reconduite à la frontière.

Néanmoins, après cette décision du Conseil d'État, l'imam de Pessac devrait donc être expulsé du territoire français. 

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