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Chikungunya : voici les 8 symptômes qui doivent vous alerter

Le chikungunya est une maladie qui se transmet d’homme à homme par l’intermédiaire de moustiques du genre Aedes. [Adobe Stock]

Un premier cas importé de chikungunya a été détecté dans le Tarn, mercredi 10 juin, entraînant une opération de démoustication «ciblée» et «préventive». Voici huit symptômes qui doivent vous alerter en cas de piqûre. 

Avec le retour des beaux jours et alors que l'été se profile, un premier cas de chikungunya a été détecté chez une personne ayant séjourné dans les communes de Verdalle et de Castres, dans le Tarn, mercredi 10 juin, donnant lieu une grande opération de démoustication. L'objectif est d’éviter une potentielle chaîne de transmission de la maladie. 

Le chikungunya est une maladie qui se transmet d’homme à homme par l’intermédiaire de moustiques du genre Aedes. Elle peut passer inaperçue ou se manifester après une incubation moyenne de quatre à sept jours après une piqûre. Le traitement a été réalisé par une entreprise spécialisée dans un cercle de 150 mètres de rayon autour du lieu de détection du cas.

Atteintes articulaires, fièvre, maux de tête... 

Huit principaux symptômes peuvent survenir chez les personnes infectées via une piqûre. Ils se manifestent par l’apparition soudaine d’une fièvre élevée (supérieure à 38.5 °C) associée à des maux de tête ainsi qu’à d’importantes douleurs musculaires et articulaires touchant les extrémités des membres (poignets, chevilles, phalanges). 

D’autres symptômes peuvent également être associés, tels qu’une conjonctivite, de la fièvre, une éruption cutanée, des nausées, ou encore des inflammations d’un ou plusieurs ganglions lymphatiques cervicaux. Des saignements des gencives ou du nez peuvent également survenir. 

Dans d’autres cas plus extrêmes, des formes neurologiques peuvent apparaître, comme des méningo-encéphalites. Ces symptômes sont plus rares et concernent principalement un public plus fragile : les personnes âgées ou au système immunitaire affaibli, ainsi que des nouveau-nés infectés in utero en même temps que leur mère. 

Aucun traitement curatif, mais un vaccin

Il n’y a pas de traitement curatif contre le virus. Le meilleur moyen de lutter contre la transmission du chikungunya est de se protéger contre les piqûres de moustique (vêtements longs, répulsifs cutanés, moustiquaires), mais également de ralentir leur reproduction en détruisant les lieux qui abritent des larves (eaux stagnantes, déchets...). 

Il est par ailleurs fortement déconseillé d’utiliser des traitements à base de plantes ou des substances qui n’ont pas été prescrites par un médecin traitant après consultation, rappelle le ministère de la Santé. La prise en charge repose souvent sur des traitements de symptômes avec des anti-douleurs et anti-inflammatoires.

Dans un contexte d’épidémies de chikungunya à La Réunion (2025), à Mayotte puis en Guyane (2026), le ministère de la Santé a saisi la Haute autorité de santé (HAS) qui a rendu deux avis, en avril dernier, concernant l'utilisation des vaccins IXCHIQ et VIMKUNYA. 

Elle recommande ainsi l’utilisation du VIMKUNYA pour les 18-64 ans ayant des comorbidités ou maladies chroniques, ainsi que pour les personnes de plus de 65 ans. Elle rappelle que le vaccin IXCHIQ est disponible pour les 18-64 ans ne présentant pas de comorbidités. 

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