Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a annoncé, ce lundi 5 mai, l'instauration de droits de douane de 100% sur les films produits à l'étranger et diffusés aux Etats-Unis.
La guerre commerciale de Donald Trump s'invite dans les salles de cinéma. Ce lundi 5 mai, le président américain a dit «entamer immédiatement le processus d'instauration de droits de douane de 100%» sur les films diffusés aux Etats-Unis mais produits à l'étranger.
Sur son réseau Truth Social, il a justifié cette décision en dénonçant un «effort concerté de la part d'autres nations» pour «attirer nos cinéastes et nos studios loin des Etats-Unis».
«L'industrie cinématographique américaine est en train de mourir très rapidement (...) Hollywood et de nombreuses autres régions des Etats-Unis sont dévastées», a-t-il poursuivi, ce qui représente selon lui «une menace pour la sécurité nationale».
Pour l'heure, Donald Trump n'a pas donné de précision sur la manière dont seront appliquées de telle surtaxes sur les films produits à l'étranger. Cette nouvelle annonce s'inscrit dans la dynamique globale enclenchée par le président républicain depuis son retour à la Maison Blanche.
Il a ouvert plusieurs enquêtes sur les «effets sur la sécurité nationale» de diverses importations, des semiconducteurs aux minerais cruciaux. Si elles démontrent que leur volume d'importation représente un risque pour les Etats-Unis, alors Donald Trump peut envisager de publier un décret imposant des droits de douane sur ces produits.
Cette offensive commerciale lancée par le président américain vise notamment la Chine qui avait déjà annoncé, début avril, qu'elle réduirait «modérément» le nombre de films américains diffusés officiellement sur son territoire.
Le pays dispose déjà d'un système de quotas qui limite le nombre de films étrangers diffusés dans ses salles obscures. Sachant que le marché chinois du cinéma est le deuxième au monde derrière celui des Etats-Unis, les recettes des studios hollywoodiens pourraient souffrir de cette diffusion réduite, même si elle reste modérée.