Après deux ans de guerre, Israël et le Hamas sont parvenus dans la nuit de mercredi à jeudi à un accord concernant la première phase du plan de Donald Trump visant à ramener la paix. Voici ce qu'il contient.
Vers la fin de la guerre ? Donald Trump s'est dit «fier d'annoncer qu'Israël et le Hamas ont tous deux accepté la première phase» de son plan de paix pour Gaza, dans un message publié mercredi sur son réseau Truth Social.

«Cela veut dire que TOUS les otages seront libérés très prochainement et qu'Israël retirera ses troupes jusqu'à la ligne convenue, les premières étapes en vue d'une paix solide, durable et éternelle», a indiqué le président américain.
Il avait présenté lundi 29 septembre un plan de paix pour Gaza en 20 points, lors d'une conférence de presse organisée à la Maison Blanche avec Benjamin Netanyahou, qui avait annoncé l'avoir accepté. Objectif : régler le conflit qui fait rage à Gaza depuis les atrocités commises par le Hamas lors du 7-Octobre.
Une autorité temporaire «technocratique et apolitique»
Le document initial dévoilé par la Maison Blanche prévoyait un arrêt immédiat de la guerre à Gaza, accompagné d'un retrait par étapes des forces israéliennes et d'une libération en une seule fois de 20 otages vivants dans les 72 heures suivant l'acceptation du plan de paix par les deux parties.
«Une fois tous les otages libérés, Israël libérera 250 prisonniers condamnés à perpétuité ainsi que 1.700 Gazaouis détenus après le 7 octobre 2023, y compris toutes les femmes et tous les enfants détenus dans ce contexte. Pour chaque otage israélien dont la dépouille sera restituée, Israël restituera les dépouilles de 15 Gazaouis décédés», pouvait-on lire dans le plan publié par la Maison Blanche.
Selon le plan de Donald Trump, le territoire palestinien serait ensuite gouverné par une autorité temporaire «technocratique et apolitique», chargée d'assurer la gestion quotidienne des services publics dans le quotidien des Gazaouis.
— The White House (@WhiteHouse) September 29, 2025
«Ce comité sera composé de Palestiniens qualifiés et d'experts internationaux, sous la supervision et le contrôle d'un nouvel organe international de transition, le "Conseil de paix", qui sera dirigé et présidé par le président Donald J. Trump, avec d'autres membres et chefs d'État qui seront annoncés ultérieurement, dont l'ancien Premier ministre Tony Blair», a précisé l'administration Trump.
Les Palestiniens encouragés à rester à Gaza
«Bien évidemment, le Hamas serait exclu de ce nouveau comité et un processus de démilitarisation de Gaza sera mis en place sous «la supervision d'observateurs indépendants», est-il précisé.
Le document dévoilé le 29 septembre par la Maison Blanche sur ses réseaux sociaux précise que personne ne sera contraint de quitter Gaza. Si les Palestiniens qui souhaitent partir seront libres de le faire, ceux qui ont fui les combats pourront y retourner.
«Nous encouragerons les gens à rester et leur offrirons la possibilité de construire une Gaza meilleure», a tenu à insister le président américain. Ensuite, un plan de développement économique visant à reconstruire et à dynamiser Gaza sera élaboré par un «groupe d'experts qui ont contribué à la naissance de certaines des villes modernes florissantes du Moyen-Orient».
Une force internationale créée pour stabiliser Gaza
Pour s'assurer que la paix sera durable au Proche-Orient, les États-Unis ont prévu de travailler avec certains partenaires internationaux, notamment les pays arabes, pour mettre en place une force internationale de stabilisation dans Gaza (ISF).
Elle sera temporaire et aura pour rôle, dans un premier temps, de former et épauler les forces de l'ordre palestiniennes, avant de devenir dans un second temps une solution stable et définitive de maintien de l'ordre aux frontières.
«L'ISF travaillera avec Israël et l'Égypte pour aider à sécuriser les zones frontalières, en collaboration avec les forces de police palestiniennes nouvellement formées», détaille le plan de Donald Trump.
Le président américain insiste également, dans les derniers points majeurs de son plan, sur le fait que les Israéliens ne vont pas annexer Gaza. Les forces de sécurité israélienne vont se retirer au fur et à mesure que la démilitarisation du territoire palestinien sera effective.
Le plan se termine avec l'affirmation qu'un État palestinien pourra être créé dans le futur si les conditions sont réunies et que le programme de reconstruction de Gaza est fidèle aux souhaits émis par le président américain.