Chaque année en France, les immigrés transfèrent des dizaines de millions d'euros vers leur pays d'origine. Une perte estimée à plus de 155 milliards d'euros pour l'économie française en quinze ans.
Un phénomène dont l'économie française est la grande perdante. Les immigrés entretiennent continuellement des liens financiers avec leurs proches restés dans leur pays d'origine.
Ces virements appelés «transferts de fonds des migrants» ne cessent d'augmenter. D'après Eurostat, entre 2009 et 2023, le déficit français lié à ces transferts est de 155,5 milliards d'euros.
«C'est de l'argent qui n'est plus dans l'économie. C'est de l'argent qui n'est plus injecté dans la consommation ni dans l'épargne. Et qui n'est pas taxé», analyse pour CNEWS Nicolas Pouvreau-Monti, directeur de l'Observatoire de l'immigration et de la démographie (OID). Dans une note inédite, publiée dimanche, l'OID chiffre à plus de 10 milliards par an le déficit pour l'économie française.
L'AFRIQUE, PREMIER BÉNÉFICIAIRE
Ces transferts de fonds en provenance de la France bénéficient pour moitié au continent africain (51%), à hauteur de 25% à l'Europe et 18% à l'Asie. «La crise migratoire commencée en 2015 a assurément contribué» à cette augmentation, souligne l’OID qui précise que ces sommes d'argent versées ont également un aspect négatif pour les pays bénéficiaires.
«Ces pays s'habitueraient à recevoir de l'argent de leur diaspora qui s'est installée à l'étranger plutôt que de développer l'économie sur place et d'investir pour faire en sorte de réduire cette dépendance», abonde Nicolas Pouvreau-Monti.
À l’échelle planétaire, ces transferts entrants ont dépassé les 800 milliards de dollars en 2023, selon la Banque mondiale.