Jordan Bardella a esquissé les mesures que mettraient en place son parti face aux violences urbaines, dénonçant les débordements survenus samedi après la victoire du PSG en finale de Ligue des Champions. Le président du RN propose notamment la suppression des allocations familiales aux mineurs récidivistes.
«Le chaos s’est à nouveau installé dans notre capitale». Ce lundi, le président du Rassemblement national Jordan Bardella est revenu sur les débordements survenus à Paris, et dans toute la France, à la suite de la victoire du PSG en finale de Ligue des Champions. «Chaque événement populaire est sali par des prédateurs qui ne respectent aucune des règles communes», a dénoncé l’eurodéputé sur son compte Instagram.
Dans la nuit de samedi à dimanche, les forces de l’ordre ont interpellé plus de 890 personnes sur l’ensemble du territoire, dont 480 dans le périmètre de la préfecture de police de Paris, selon le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez.
Dans le détail, 457 personnes ont été placées en garde à vue, dont 277 à Paris. Une hausse de 45% par rapport à 2025 et la victoire du PSG contre l’Inter Milan. 178 fonctionnaires de police et de gendarmerie ont été blessés, sans «aucun ne le soit grièvement», a ajouté le locataire de Beauvau.
«La France est humiliée et livrée à des prédateurs animés par des volontés de pillages et de destructions», a considéré Jordan Bardella.
Des sanctions plus sévères
A moins d’un an de la prochaine élection présidentielle, Jordan Bardella a dévoilé les mesures que mettraient en place le Rassemblement national en cas d’accession à l’Elysée. «En 2027, les Français auront à choisir entre la continuité du chaos ou le sursaut et la reprise en main du pays», a-t-il ajouté.
Le président du RN a ainsi mis en avant «l’arrêt de l’immigration, la fin du laxisme judiciaire, le rétablissement du système du «casseur-payeur»», ou encore «la suppression des allocations familiales aux mineurs récidivistes».
L’eurodéputé a également accusé les élus de La France insoumise «de défendre les délinquants» et «d’accuser les forces de l’ordre».
Ce dimanche, lors d’une réception des joueurs du PSG à l’Élysée, le président Emmanuel Macron a promis d’être «intraitables» avec les personnes interpellées la veille.