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L'Italie entrera en récession si le conflit se prolonge au Moyen-Orient

Les entreprises italiennes pourraient en particulier voir leur facture énergétique augmenter de 21 milliards d'euros en 2026. [Vincenzo PINTO / AFP]

Selon une étude de Confindustria, la poursuite du conflit au Moyen-Orient pourrait vite peser lourdement sur la croissance, les investissements et la consommation de l’Italie, au point de faire entrer le pays en récession. 

L’économie italienne pourrait basculer dans le rouge si la guerre au Moyen-Orient perdure. Alors que le pays transalpin avait bien entamé l’année 2026, dans la continuité d’une fin d’année 2025 dynamique, ce dernier a déjà perdu 0,2 point de croissance, d’après une étude publiée ce mercredi 25 mars par Confindustria, la Confédération générale de l'industrie italienne.

Le produit intérieur brut (PIB) de l’Italie verrait sa croissance limitée à 0,5% cette année, contre 0,7% prévu jusqu'ici, et uniquement si la situation au Moyen-Orient ne venait à se calmer en ce fin de mois de mars, a estimé le centre d’études de l’organisation patronale italienne. 

En revanche, si la guerre se prolonge au deuxième trimestre, l’économie italienne risquerait de stagner. Si le conflit se poursuit jusqu’à la fin de l’année, l’Italie, deuxième puissance industrielle derrière l’Allemagne et troisième économie d’Europe, pourrait même entrer en récession cette année (-0,7%). 

Inflation en hausse, énergie plus chère… 

Et pourtant, au cours des deux premiers mois de 2026, les indicateurs étaient au vert pour l’Italie, avec une croissance meilleure que prévu, soutenue par la consommation et les investissements, rappelle Confindustria. 

Dans ce contexte d’incertitude, les foyers transalpins risquent de moins dépenser et les entreprises de moins investir. Ainsi la croissance des exportations devrait ralentir à plus de 0,6% sur 2026, contre plus de 1,2% en 2025, si le conflit s'arrête fin mars, d'après l'étude. 

Quant à l'inflation, elle devrait atteindre 2,5% sur l'année, contre 1,5% en 2025, notamment à cause de la hausse des coûts de l'énergie liée à la fermeture du détroit d'Ormuz, qui touche d’ailleurs une bonne partie des pays européens. De plus, les entreprises italiennes pourraient en particulier voir leur facture énergétique augmenter de 21 milliards d'euros en 2026. 

Le taux de chômage pourrait quant à lui remonter à 5,8% sur l'année 2026, après avoir atteint un record historique à la baisse en janvier (5,1%).

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