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Milan : ce qu'il faut retenir du meeting des souverainistes européens

Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, principale figure présente, s'est exprimé en italien. [REUTERS/Claudia Greco TPX IMAGES OF THE DAY]

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées à Milan lors d’un meeting de la droite souveraine européenne autour de la «remigration» et contre les règles de l’UE. En parallèle, une contre-manifestation antifasciste et un sommet progressiste à Barcelone ont illustré une Europe profondément divisée.

Un sursaut européen. Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées ce samedi à Milan lors d’un meeting organisé par les «Patriotes pour l’Europe», un groupe souverainiste du Parlement européen. Réunis sur la place du Dôme sous le slogan «Sans peur : en Europe, patrons chez nous», plusieurs dirigeants d’extrême droite ont défendu des positions communes, notamment sur la «remigration» et leur opposition aux règles européennes. 

«Continuons tous ensemble ce combat, de liberté et de légalité»

En ouverture, le chef de la Ligue, Matteo Salvini, a salué le Premier ministre hongrois Viktor Orbán : «Cher Viktor, tu as défendu les frontières et combattu les trafiquants d’êtres humains et les trafiquants d’armes. Continuons tous ensemble ce combat, de liberté et de légalité». 

Devant une foule arborant des drapeaux italiens et de la Ligue, le dirigeant néerlandais Geert Wilders a dénoncé «un raz-de-marée d’immigration de masse, d’immigration illégale, principalement en provenance de pays islamiques», estimant que «la tragédie que nous avions prédite est devenue une réalité».

Dans le public, le terme «remigration», qui renvoie à une politique d’expulsion massive d’étrangers ou de personnes d’origine étrangère, a été scandé à plusieurs reprises. 

«Notre victoire à la prochaine élection présidentielle est proche»

Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, principale figure présente, a affirmé en italien : «Ici à Milan, je suis venu pour vous rassurer : notre victoire à la prochaine élection présidentielle est proche. Et nous nous préparons à dire adieu à Emmanuel Macron». Il avait auparavant qualifié le gouvernement italien d’«ami», avec lequel il espère «travailler demain». 

À quelques centaines de mètres, une contre-manifestation antifasciste a également réuni plusieurs milliers de personnes derrière une banderole «Milan est migrante», sous protection d’un important dispositif policier. 

Parallèlement, à Barcelone, un sommet progressiste a réuni le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva et la dirigeante mexicaine Claudia Sheinbaum afin de «protéger et renforcer» la démocratie.

Des «règles hors du monde»

Lors du meeting milanais, Matteo Salvini a également critiqué les politiques européennes : «À Bruxelles, il est temps d’arrêter et de suspendre ce monstre idéologique appelé Green Deal, qui n’a rien de vert». Il a dénoncé «un ensemble de règles, de contraintes et de taxes absurdes» et appelé à «suspendre ces règles hors du monde que sont celles du pacte de stabilité, qui sont en train de bloquer notre économie».

Ce rassemblement, premier du genre depuis la défaite de Viktor Orbán, visait aussi à relancer la Ligue, en perte de vitesse en Italie et concurrencée sur sa droite par le mouvement «Futur national» du général Roberto Vannacci.

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