Blue Origin, l'entreprise de Jeff Bezos, a réussi pour la première fois le lancement de sa fusée New Glenn avec un propulseur réutilisé, récupéré après le vol. Une avancée stratégique face à SpaceX dans la course à la réutilisation et aux futures missions lunaires.
Une nouvelle étape après les premiers succès. Blue Origin, la société spatiale fondée par Jeff Bezos, a franchi un cap majeur dimanche en réussissant pour la première fois le lancement de sa fusée New Glenn avec un propulseur réutilisé, avant de le récupérer. Une avancée clé qui pourrait accélérer le rythme des missions et intensifier la concurrence avec SpaceX.
Haute de près de 100 mètres, la fusée a décollé depuis Cap Canaveral à 7h25 locales (13h25 heure de Paris), emportant un satellite de communication de AST SpaceMobile.
Ce lancement s'inscrit dans la continuité des deux premiers vols réussis de New Glenn en 2025. Blue Origin poursuit ainsi ses efforts pour combler l'écart avec Elon Musk et SpaceX, pionniers dans la réutilisation des lanceurs, une technologie devenue centrale dans l'industrie.
En novembre, l'entreprise avait déjà réussi à récupérer le propulseur de New Glenn lors d'une seconde tentative, en le faisant atterrir avec précision sur une barge en Atlantique. Une manœuvre complexe qui marquait un tournant pour le programme.
Un propulseur remis à neuf
Le propulseur utilisé dimanche était le même que celui récupéré en novembre. Avant ce nouveau vol, Blue Origin a procédé à une remise en état complète, remplaçant notamment tous les moteurs et apportant plusieurs ajustements techniques.
— Jeff Bezos (@JeffBezos) April 19, 2026
Après le décollage, les deux étages de la fusée se sont séparés comme prévu. L'étage supérieur a poursuivi sa trajectoire pour placer le satellite en orbite, tandis que le propulseur est revenu se poser avec succès sur une plateforme flottante dans l'Atlantique, environ neuf minutes et trente secondes après le départ.
Ce succès revêt une importance stratégique pour Jeff Bezos, dont les ambitions dépassent l'orbite terrestre. Blue Origin vise notamment à rivaliser avec SpaceX dans le cadre du programme Artemis program de la NASA.
Les deux entreprises développent chacune des alunisseurs pour les futures missions lunaires. Les États-Unis comptent renvoyer des astronautes sur la Lune d'ici à 2028, dans un contexte de compétition accrue avec la Chine et sous l'impulsion du calendrier politique fixé durant le mandat de Donald Trump.