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Mpox : un Néerlandais et un Camerounais inculpés aux États‑Unis pour avoir tenté d’importer le virus depuis le Congo-Brazzaville

Le virus mpox est une «maladie infectieuse due à un orthopoxvirus». [Arun SANKAR / AFP]

Deux chercheurs travaillant pour un prestigieux institut de recherche ont été inculpés par la justice américaine pour avoir tenté de ramener aux Etats-Unis le virus mpox. Cette maladie se manifeste principalement par une forte fièvre et l'apparition de lésions cutanées.

Ils risquent jusqu’à cinq ans de prison. Mardi 2 juin, deux virologues ont été inculpés par la justice américaine. Ils sont accusés d'avoir tenté de ramener aux Etats-Unis le virus mpox, anciennement appelé variole du singe. 

Les deux hommes, travaillant pour un prestigieux institut américain de recherche, avaient été interpellés à l'aéroport de Détroit en janvier, alors qu’ils revenaient du Congo-Brazzaville. Plus d’une centaine de fioles avaient été retrouvées dans leurs valises.

Selon un communiqué des procureurs fédéraux américains en charge du dossier, 20 de ces fioles ont été testées par le FBI. Parmi celles-ci, 17 contiennent le virus mpox désactivé. Les autorités n’ont pas précisé quelles étaient les intentions des deux chercheurs inculpés. Ces derniers travaillent dans un laboratoire du Montana doté du plus haut niveau de sécurité contre les transmissions, dit P4. 

Une maladie infectieuse

Les identités des chercheurs inculpés ont été communiquées. Il s’agit du Néerlandais Vincent Munster, chef d'une section d'un laboratoire de virologie des Instituts nationaux de la santé (NIH), principale agence de recherche médicale publique, et du chercheur associé Claude Kwe, un Camerounais. Tous deux sont également accusés d'avoir menti sur le contenu de leurs valises. Ils encourent une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement.

Le virus mpox est une «maladie infectieuse due à un orthopoxvirus qui se caractérise le plus fréquemment par une éruption cutanée qui peut être isolée ou précédée ou accompagnée d’une fièvre ou de ganglions», précise le site du ministère de la Santé.

De janvier à fin juillet 2025, plus de 34.000 cas confirmés de mpox avaient été signalés à l'Organisation mondiale de la santé, parmi lesquels 138 décès. En janvier, l'agence de santé de l'Union africaine a fait savoir que le nombre de cas a baissé, affirmant que ce virus n'est plus une «urgence de santé publique» en Afrique. 

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