Jugés ce mardi à Gérone, en Espagne, trois hommes sont accusés d’avoir séquestré un dealer après une transaction de drogue qui aurait mal tourné, avant de réclamer une rançon à sa mère.
Une transaction de drogue suivie d'une vengeance. Trois hommes ont été jugés ce mardi 2 juin à Gérone, en Espagne, après avoir séquestré un jeune dealer qu’ils accusaient de leur avoir vendu une mauvaise marchandise.
Les faits s’étaient déroulés dans la nuit du 11 au 12 novembre 2024. Ce soir-là, un jeune Catalan s’était rendu dans un appartement de Gérone pour vendre du «tusi», aussi surnommé «cocaïne rose». Cette dernière est une drogue de synthèse très populaire dans certains milieux festifs. Mais une fois le vendeur reparti, les acheteurs auraient découvert que le produit vendu n’était pas celui attendu.
Selon le média local El Gerio, les clients auraient réalisé qu’il s’agissait en réalité d’ecstasy en poudre. Furieux, ils auraient alors rappelé le dealer pour qu’il revienne dans l’appartement.
À son retour, la discussion aurait rapidement dégénéré. Les quatre occupants du logement l’auraient violemment frappé avant de l’attacher et de lui bâillonner la bouche.
Une vidéo envoyée à sa mère
Dans la foulée, les suspects auraient contacté la mère du jeune homme pour réclamer une rançon de 7.000 euros. Une somme qui aurait ensuite grimpé après un retard de paiement.
«Lorsqu’elle a décroché, elle a entendu son fils, terrifié et nerveux, lui dire qu’il avait été kidnappé et que ses ravisseurs exigeaient de l’argent sous peine de le tuer», a indiqué le parquet, toujours selon le média catalan.
Sous le choc, la mère aurait d’abord eu du mal à comprendre la situation avant de recevoir une vidéo particulièrement violente, montrant son fils se faisant agressé. Par la suite, les suspects auraient finalement obtenu la somme de 9.000 euros.
La victime, craignant des représailles, n’avait dans un premier temps pas souhaité porter plainte. Mais après la reddition de l’un des suspects dès le lendemain des faits, le jeune homme avait finalement accepté de collaborer avec les enquêteurs.
Le parquet poursuit désormais les accusés pour enlèvement, menaces et violences volontaires. Ils encourent jusqu’à neuf ans et demi de prison.