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Backrooms : le réalisateur Kane Parsons, 20 ans, explique son refus de faire appel à l'intelligence artificielle

Kane Parsons sur le tournage de «Backrooms». [© A24 / Metroplitan FilmExport]

Alors que son film «Backrooms» connaît un succès retentissant aux États-Unis, Kane Parsons, 20 ans, s’est exprimé à propos de l’intelligence artificielle, et son refus de l’utiliser. 

Un avis tranché. Le succès colossal de «Backrooms» une semaine seulement après sa sortie aux États-Unis (le 17 juin en France) vient de propulser son réalisateur, Kane Parsons, sur le devant de la scène. Révélé sur YouTube, cet artiste visuel de 20 ans a été interrogé sur l’usage de l’intelligence artificielle et la peur qu’elle inspire à Hollywood. 

Selon le jeune metteur en scène, l’IA n’a aucune utilité artistique puisqu’elle le prive du plaisir de création, en ne faisant que recycler des idées et des concepts déjà existants. «Si je pouvais faire disparaître l'IA générative d'un claquement de doigts, je le ferais probablement. Sur le plan créatif, je ne tire aucun plaisir à l'utilisation de ces outils. Cela va complètement à l'encontre de ce que je souhaite entreprendre», a-t-il expliqué au site The Australian

S’il reconnaît que l’IA peut aider à diminuer le temps de travail sur les effets spéciaux, il souligne que cela est «difficile d’en discuter objectivement car les enjeux sont considérables et de nombreuses conséquences néfastes se produisent déjà». Kane Parsons n’exclu toutefois pas de traiter de l’IA dans ses prochains films, comme un sujet à part entière. 

«Ce qui m’intéresse davantage, c’est de l’interroger d’un point de vue artistique», a-t-il précisé. «Nous vivons déjà dans un monde où, en sortant, on voit des panneaux publicitaires et des enseignes qui sont manifestement des productions bâclées d’IA. Cela fait désormais partie de notre réalité visuelle. Pour moi, l’IA générative ressemble moins à une innovation qu’au symptôme d’une décadence culturelle et économique plus profonde», a-t-il ajouté. 

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