La Sécurité routière a annoncé ce vendredi 12 juin une augmentation de 4% de la mortalité sur les routes de France en mai par rapport à l’année précédente. Durant ce mois, 317 personnes ont perdu la vie.
Les chiffres ne sont pas bons. La mortalité sur les routes de France a augmenté de 4% en mai par rapport à l'année dernière, avec 317 personnes tuées, a indiqué ce vendredi la Sécurité routière dans un communiqué.
Selon les estimations de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), la métropole a enregistré 19 décès supplémentaires par rapport à mai 2025, soit une hausse de 7% : 303 personnes sont décédées, contre 284 l'an dernier.
Dans les départements et territoires d'outre-mer, le bilan est à la baisse, avec 14 personnes décédées en mai, soit sept de moins qu'en 2025. Le nombre d'accidents corporels a aussi baissé (263, soit -9%), mais celui des blessés a légèrement augmenté : 330, soit +1% par rapport à 2025.
Une hausse de la mortalité des mineurs
Dans l’ensemble du territoire français, le nombre de blessés graves est porté à 1.585, un chiffre stable depuis un an et les forces de l'ordre ont recensé 4.564 accidents corporels (-1%).
Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, citée dans le communiqué, a déclaré : «Les chiffres de ce mois de mai, marqués par une hausse préoccupante de la mortalité routière et par la disparition de nombreux jeunes, doivent nous interpeller collectivement».
Dans le détail, les décès de piétons s'élèvent à 41, soit 7 de plus en un an, et ceux des cyclistes à 37, soit 12 tués supplémentaires. A contrario, la mortalité est en baisse pour les usagers de deux-roues motorisés (78 décès, soit 9 de moins).
hausse des morts sur les autoroutes
De plus, la mortalité reste très marquée sur les routes hors agglomération, avec 182 décès (2 tués de plus), ce qui représente 60% des décès du mois de mai, et sur les autoroutes (36 décès, soit 17 de plus).
Par classes d'âge, l'ONISR a observé une hausse de la mortalité des personnes mineures, comptabilisant 20 décès, soit 2 de plus. Même constat chez les 18-24 ans, avec 46 décès, soit 6 supplémentaires et chez les 25-64 ans (164 décès, soit 6 de plus). A l’inverse, la mortalité baisse pour les 65 ans ou plus (73 décès, soit 7 de moins).
Regrettant «qu'aucune vie ne devrait être perdue à cause de comportements dont nous connaissons tous les dangers», Marie-Pierre Vedrenne a pointé du doigt «la vitesse excessive, l'alcool, les stupéfiants et la distraction au volant».
«Ces comportements continuent de tuer et de briser des vies chaque jour», a-t-elle insisté.