Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

Surprise, les biscuits chinois ne viennent pas de Chine

L'origine des biscuits chinois est encore contestée. [Adobe/adragan]

Contrairement à son nom populaire, le biscuit chinois n’est pas une spécialité chinoise. Sa création se situe bien loin du pays du dragon. 

C’est la fin d’une légende populaire : les biscuits chinois ne viennent pas de Chine. Également connus sous le nom de «biscuits de fortune», ces petits biscuits croustillants et légèrement sucrés sont caractérisés par leur forme lunaire, mais surtout par le petit bout de papier qui contient une prédiction, un proverbe ou parfois une maxime, souvent humoristique.

Ces biscuits sont souvent servis à la fin du repas dans les restaurants chinois présents sur tous les continents… sauf en Chine.

Une origine encore contestée

L’origine de ces biscuits n’est pas tout à fait claire, mais une chose est sûre : elle ne vient pas du pays du dragon.

La première théorie évoque l’histoire d’un immigrant pâtissier cantonais, David Jung, qui s’est installé à Los Angeles dans les années 1920. Il aurait offert gratuitement des biscuits à des personnes sans-abri.

La seconde théorie est racontée par une journaliste du New York Times, Jennifer 8. Lee, dans son livre Fortune Cookie Chronicles. Selon elle, Harigawa était un immigré japonais, propriétaire d’un salon de thé situé près de Golden Gate Park, à San Francisco, aux États-Unis : le Japanese Tea Garden.

Souhaitant attirer des clients, Harigawa a l’idée d’offrir des «senbei» (galettes de riz traditionnelles japonaises) sous forme de biscuits, afin d’accompagner le thé. N’étant pas pâtissier, le Japonais délègue sa production à une boulangerie japonaise de San Francisco : Benkyodo.

Une association à la communauté chinoise

Au fil du temps, ces fortune cookies deviennent de plus en plus populaires, et ce sont les restaurants chinois qui se mettent à distribuer les produits de la boulangerie Benkyodo.

Durant la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis entrent en guerre contre le Japon. La communauté japonaise présente en Amérique se disperse peu à peu. La boulangerie est alors reprise par des hommes d’affaires chinois.

La cuisine chinoise se développe, se popularise et devient une alternative aux plats américains. En Chine, l’idée de prédire l’avenir est très répandue, mais les restaurateurs constatent que les Américains préfèrent lire uniquement des messages positifs, au point que les biscuits contenant des prédictions négatives deviennent invendus.

Les rédacteurs de ces biscuits s’adaptent alors, et la confiserie est progressivement conçue et pensée pour le public américain.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités