Invité de l’émission «Chez Jordan» sur C8, Guy Carlier s’est exprimé avec émotion sur sa relation avec son fils, Carlito, dont il considère l'éducation comme étant l’échec de sa vie en raison de sa propre immaturité, et la souffrance ressentie par le célèbre YouTubeur face à son surpoids.
Une émotion touchante et sincère. C’est au micro de l’émission «Chez Jordan», sur C8, que Guy Carlier a évoqué sa relation avec son fils, Carlito, star de YouTube avec son acolyte McFly, et la souffrance qu’il a ressenti quand celui-ci s’est confié sur les traumatismes de son enfance, en raison du regard que les autres portaient sur le surpoids de son père. Une situation dont le chroniqueur radio n’avait pas conscience.
«Moi, cette époque-là, je l'ai vécue en me disant qu'il est comme les autres (ses autres enfants, Ndlr) qui disent qu'ils m'aiment quand même. Lui, il sait que je l'aime. Il sait qui est le vrai Guy Carlier à l'intérieur de ce tas de graisse. On riait ensemble ! Il n'y a jamais eu de tensions. On ne s'est jamais engueulés !», explique-t-il, précisant «n'en avoir jamais parlé» avec Carlito. «Je suis tombé de l'armoire en apprenant qu'il avait souffert autant. Je pense qu'il avait eu peur de me le dire», ajoute-t-il.
Relation apaisée
L’ancien complice de Marc-Olivier Fogiel dans l’émission «On ne peut pas plaire à tout le monde» avoue ainsi que le témoignage de son fils l’a profondément interrogé sur son rôle de père. «C'est la vérité. Je ne suis pas fini. Effectivement, je ne savais pas être père. J'étais immature. Quand on est immature, c'est difficile d'être père. (…) Mais ce qui m'a surpris, c'est qu'on avait une complicité dans l'humour, dans la musique, dans la psychologie des gens... Comme avec son grand frère... Tout ça s'est écroulé parce qu'il a souffert», dit-il, avant d’expliquer que leur relation s’est grandement améliorée depuis.
«Aujourd'hui, notre relation est apaisée. Je pense qu'il lui faut du temps. Il doit encore avoir des images du passé. Pour lui, c'est un film d'horreur. Ça, c'est gravé dans son esprit. Ça doit s'effacer peu à peu. Moi, je suis demandeur. Mais on n'est pas du tout fâché. Juste, par exemple, il ne passe pas comme ça à la maison. J'ai beaucoup de mal à le voir», lance-t-il, visiblement ému. «J'ai toujours pensé que l'amour d'un père pour un fils est intouchable. Ce que je veux lui dire, c'est l'échec de ma vie. (...) Pour les enfants, vous ne pouvez pas refaire le passé. Il est tard. Donc, je vous en prie, faites attention aux enfants. Alertez-vous et soyez attentifs à l'image que vous donnez et aux valeurs et à la façon dont vous construisez les enfants», conclu-t-il.
