La chanteuse Julie Zenatti a confié que la thyroïdite de Hashimoto dont elle souffre a rendu sa participation à «Danse avec les Stars» particulièrement éprouvante. De quoi s’agit-il ?
Éliminée de la saison 14 de «Danse avec les Stars» vendredi soir, Julie Zenatti a confié que la thyroïdite de Hashimoto qui l’affecte avait compliqué sa participation à l’émission. «C'est assez fréquent, beaucoup de femmes ont ça, a déclaré la chanteuse âgée de 44 ans dans une interview pour Doctissimo. La thyroïde fonctionne complètement au ralenti et ça fait de toi un truc un peu tout mou», a-t-elle indiqué. «Tout mon système, qu'il soit nerveux, digestif, inflammatoire, est ralenti. Et ça crée plein d'inflammations dans le corps, qui apparaissent et disparaissent de façon inopinée», a-t-elle détaillé.
Concernant les symptômes, elle a évoqué «des maux de ventre», «une fatigue qui nous tombe dessus comme si on venait de courir un marathon», et «énormément de sautes d'humeur». «Ce qu'il faut savoir, c'est que la thyroïde, c'est vraiment le chef d'orchestre de notre corps. Je suis complètement victime de ce que ma thyroïde va décider de faire».
«Les moments de grande fatigue ou de douleur au niveau du corps, c'est une gestion à mettre en place, a-t-elle aussi expliqué à Télé-Loisirs. Mais à un moment, je crois aussi que j'ai tellement kiffé l'aventure (DALS, ndlr) que j'ai un peu dépassé tout ça. Et peut-être, aussi, que j'ai un peu poussé le curseur plus loin. Ce qui a fait que, à mon avis, ma prestation de vendredi était moins bonne». L’interprète de «Si je m’en sors» se dit finalement soulagée de voir la compétition s’arrêter. «Je crois que je commençais à être fatiguée. Je commence à le sentir et je pense que les quatre prochains jours vont-être douloureux», a-t-elle conclu, alors que sa nouvelle tournée doit commencer le 24 avril, veille de la sortie de son nouvel album intitulé «Le Chemin».
Une maladie auto-immune
Glande située à la base du cou, la thyroïde sécrète des hormones qui régulent le métabolisme des cellules, contrôlent l’énergie musculaire et la température du corps. Elles peuvent modifier l'humeur, agir sur le rythme cardiaque et la motricité du tube digestif. Elles ont également un rôle dans l’utilisation et la transformation des glucides, des lipides et des protides issus de l'alimentation et, chez l’enfant, participent à la croissance et au développement du corps.
Relativement fréquente, la thyroïdite de Hashimoto est le type le plus courant d’inflammation chronique auto-immune de la thyroïde et la cause la plus fréquente d’hypothyroïdie, condition résultant d'une glande thyroïde sécrétant une trop faible quantité d’hormones. Ce dysfonctionnement, qui a des conséquences sur les grandes fonctions de l’organisme - provoquant notamment fatigue et douleurs - est trois fois plus répandue chez les femmes que chez les hommes. Sa fréquence est plus grande dans certaines familles et son incidence augmente avec l’âge.
Selon le Manuel MSD, l'examen retrouve une hypertrophie non douloureuse de la thyroïde et le diagnostic repose sur la mise en évidence de titres élevés d'anticorps antithyroperoxydase. Parfois, l'hypothyroïdie est transitoire, mais la plupart des patients ont besoin d'une hormonothérapie thyroïdienne substitutive au long cours.