Rétention des mineurs : pour RESF, Valls "s'assoit sur les principes" de Hollande

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, le 26 juin 2012 à la préfecture de police de Paris[AFP/Archives]

Le Réseau éducation sans frontières (RESF), en pointe dans la défense des familles étrangères sans papiers, a accusé mardi le ministre de l'Intérieur Manuel Valls de s'asseoir sur les principes de l'Elysée et de Matignon en matière de rétention des enfants.

"Manuel Valls s'assoit sur les principes énoncés par (François) Hollande et (Jean-Marc) Ayrault", dénonce RESF dans un communiqué, en estimant que la circulaire du ministre de l'Intérieur sur la rétention des familles sans papiers avec enfants "ouvre la porte à toutes les interprétations arbitraires".

Ces familles ne seront plus, en règle générale, placées en centre de rétention mais assignées à résidence dans des conditions strictes, pour une durée maximale de 45 jours (délai renouvelable une fois), selon la circulaire rendue publique samedi par le ministère de l'Intérieur.

Durant la campagne présidentielle, François Hollande a promis la fin de la rétention des enfants et devant l'Assemblée nationale le Premier ministre a assuré qu'"aucun enfant, aucune famille ne seront placés en rétention".

"Le ministre de l'Intérieur multiplie les précautions, les conditions, les nuances et les prudences propres, croit-il, à l'absoudre auprès de la droite et de l'extrême-droite", observe RESF.

Dans la circulaire, il est prévu qu'en cas de non respect de l'assignation, de fuite ou de refus d'embarquer, la famille ne pourra "plus bénéficier" du nouveau dispositif.

"A lire Valls, seuls seront assurément dispensés du centre de rétention, les enfants dont les parents se laisseront volontiers expulser", analyse RESF qui ironise: "C'est la valise ou la rétention?".

Vous aimerez aussi

Préparatifs le 18 septembre 2018 en vue du sommet informel de l'Union européenne des 19 et 20 septembre à Salzbourg en Autriche [BARBARA GINDL / APA/AFP]
Autriche Brexit et migrations : les Européens à Salzbourg pour tenter d'apaiser les tensions
Le Premier ministre hongrois Viktor Orban devant le Parlement européen à Strasbourg, le 11 septembre 2018 [FREDERICK FLORIN / AFP]
Politique Orban dénonce le «chantage» des «pro-immigration» devant le Parlement européen
La chancelière allemande Angela Merkel et le ministre de l'Intérieur de Saxe-Anhalt Holger Stahlknecht à Magdebourg le 17 septembre 2013 [RONNY HARTMANN / AFP/Archives]
tensions Allemagne : appels au calme après l'arrestation de deux Afghans pour homicide

Ailleurs sur le web

Derniers articles