Plainte pour diffamation contre Copé et Fillon qui ont comparé FN et FG

François Fillon et Jean-François Copé sur le plateau de France 2, à Paris le 25 octobre 2012 [Miguel Medina / AFP/Archives] François Fillon et Jean-François Copé sur le plateau de France 2, à Paris le 25 octobre 2012 [Miguel Medina / AFP/Archives]

Un conseiller municipal de Seine-Saint-Denis a porté plainte pour "diffamation publique" contre François Fillon et Jean-François Copé, qui ont mis "sur le même plan le Front de gauche et le Front national" lors d'un débat télévisé la semaine dernière.

Le dépôt de cette plainte devant le doyen des juges d'instruction du tribunal de grande instance de Bobigny a été confirmé mercredi de source judiciaire.

Anthony Russel, conseiller municipal de La Courneuve et conseiller communautaire de Plaine Commune (Seine-Saint-Denis), se dit sans étiquette mais "proche du Front de gauche".

Il estime que les deux prétendants à la présidence de l'UMP "ont gravement diffamé des milliers, voire des millions de personnes en général et ma personne en particulier", selon le texte de la plainte consulté par l'AFP.

"Au cours de cette émission, M. Fillon a estimé que M. Copé avait raison de +mettre sur le même plan le Front de gauche et le Front national+. M. Copé a, lui, expliqué que +l'extrême gauche de Jean-Luc Mélenchon n'avait rien à envier à l'extrême droite+ et M. Copé a conclu ce sujet par +pour moi, il n'y a aucune différence+", écrit-il dans la plainte.

Selon lui, la diffamation "tient au fait que je ne peux être assimilé et comparé en tant que citoyen et militant à un autre parti", le Front national, "dont des dirigeants ont été condamnés à diverses reprises pour des propos racistes ou négationnistes".

Des membres et dirigeants du Front national "ont écopé d'une trentaine de condamnations définitives", a-t-il pointé auprès de l'AFP, citant l'exemple de la condamnation devenue définitive, mardi, du chef de file du FN en Alsace.

Ce dernier, Patrick Binder, devra payer 5.000 euros d'amende pour injure et provocation à la haine raciale en raison de commentaires postés sur son blog, après le rejet de son pourvoi en cassation.

M. Russel s'est constitué partie civile, ce qui devrait automatiquement conduire à l'ouverture d'une information judiciaire.

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